• Assise au bord de la falaise, elle regarde la mer.

    Par vagues, par à coups, presque par surprise, elle se sent triste. Ca la prend comme ça au milieu d’une phrase, derrière un éclat de rire. Quelques larmes coulent parfois, vite contenues. Ne pas pleurer. Ne pas pleurer sur son sort, sur lui, sur leur passé ni leur avenir évanoui. C’est un livre qu’elle a fini de lire. C’est juste une fin. Une fin en eau de boudin qui laisse un arrière goût d’abandon. Oh ! L’aventure se fini là ! Le héros a quitté le bouquin avant la fin de l’histoire. Ok ! D’accord, il n’y arrivait plus. Ca arrive des fois, l’aventure est trop difficile, le héros rentre chez lui. Il ne regrette pas d’avoir participé mais… peu plus continuer. Ok… elle comprend.

    Le bouquin est fini. 

    Et puis quoi ? Faut faire autre chose. Aller prendre l’air, marcher un peu. Elle regarde le temps qui s’écoule, se dit qu’elle doit faire des choses. Elle doit agir, c’est ça, agir ! Elle a pleuré, beaucoup, quand le héros a dit qu’il n’y arrivait plus. Elle a pris les décisions qu’il fallait prendre. C’est elle qui lui a dit de partir, puisqu’il n’en pouvait plus. Ca ne servait à rien d’attendre. Attendre quoi ? Elle a agi. Maintenant, c’est comme s’il ne lui restait plus aucune force. Elle regarde dans le vague, les pensées coulent en elle, les émotions la traversent, elle, elle est immobile. Comme un vase fêlé, l’eau s’écoule, se perd, le vase ne se remplit plus.

    Il y a tant à faire pourtant, tant à construire, il y aura une vie après, deux vies, trois vies, autant de vie qu’elle veut. Mais pour l’instant elle est spectatrice inerte et triste et ça lui pèse. 

    Et si, venant d’on ne sait où, un évènement se produisait et… rien du tout. Les deus ex machina, c’est de la merde. Ca ne marche pas. C’est un truc de mauvais auteur. Non, faut du construit, du pas à pas, de l’effort, de la sueur, de la maille bien serrée, sinon ça ne tiendra pas. Ouais ben… va falloir attendre parce que là, elle n’est pas prête. 


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 19 Juillet 2013 à 20:22

    Parfois des évènements se produisent et la vie bascule en un instant, mais on ne peut pas compter sur l'imprevisible, c'est sur, sinon il ne le serait plus "imprévisible". Alors, moi je dis : "laissons, laissons, couler, glisser le temps, tout ça se travaille en nous, sans nous. Peut-être juste pour se sentir vivant quand même, profiter du vol des hirondelles, des fous rires qui arrivent malgrés tout. Et puis pleurer quand ça se présente, ne pas résiser, ça sert à rien qu'à se faire mal. Laissons, laissons couler, glisser le chagrin. Et aussi, c'est important, ne pas oublier de respirer. Je t'aime."

    2
    AUDE DITE ORIUM Profil de AUDE DITE ORIUM
    Vendredi 19 Juillet 2013 à 20:31

    Moi aussi

    3
    Fille silencieuse
    Lundi 22 Juillet 2013 à 10:00

    "ça travaille sans nous...." c'est tellement vrai!

    Et puis les larmes sont le navire des émotions, les retenir cree des tornades, alors que la pluie permet aux plantes de pousser! plein de bisous

    4
    AUDE DITE ORIUM Profil de AUDE DITE ORIUM
    Lundi 22 Juillet 2013 à 11:48

    Fille silencieuse

    Merci ;-)

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