• Ben en fait, non.

    924053Ben tiens !

    Quelque part, hier, j'étais à deux doigts de me dire que tout ça c'était pas bien grave, je j'avais une forme légère de la capsulite  des idiots, que ça valait pas le coup d'en faire tout un plat, etc... Du coup, j'en ai profité pour nettoyer la salle de bain, (sans faire le sol, d'une main je n'y arrive pas), faire tourner deux lessives et les accrocher (des trucs faciles que l'ont peut mettre sur cintre, des dessous, sur l'étendoir le plus bas et des pijs, que même s'ils sont mal mis, c'est pas grave, (Tu vois, j'ai soigneusement choisi mon linge, je n'y suis pas allé comme une brute)), j'ai écris une note hilarante de la baltique (merde ça ne marche pas au féminin), et, satisfaite, je me suis assise sur mon canapé pour ne plus en bouger. Puis, tout à coup, sans crier gare, alors que j'étais parfaitement immobile, et que je regardais un film inoubliable, "Planète des singes" par Tim Burton (Rho la daube !!!) mon épaule droite se prend d'un mouvement involontaire vers l'avant, une espèce de spasme, furtif. Je pousse un cri, ne sais plus de quel coté mordre ma main gauche, réprime mes larmes pour ne pas faire peur aux filles, et envisage de tuer mon mari dès que la douleur sera passée, s'il ne s'arrête pas de me demander ce qu'il peut faire. JE PEUX PAS TOUT GERER, MERDE!!! J'ai mis le reste de la soirée à m'en remettre. Du coup, pour compenser, mon amie la connerie est venue me distraire. Nous nous sommes amusées un moment, et j'en ai profité pour oublier l'incident. Mon amie la connerie est vraiment super forte.  Puis, la maison endormie, et sur FB, la terre entière étant partie se coucher, pff! (sauf ceux de l'autre coté de la terre, que je ne connais pas et qui me sont donc d'aucun secours.) J'y suis allée aussi (me coucher. Ho ! Faut suivre!). Et là, là, tout au long de la nuit, j'ai retrouvé ma liaison intime avec la douleur, que j'avais trompé, je l'avoue, avec tous les amants disponibles depuis le mois de juin, messieurs anti-inflammatoire, le jeune et le vieux Anti-douleur, le démoniaque décontractant musculaire, (que j'ai quitté, mais c'est une autre histoire). La douleur est revenue, que dis-je revenue, elle n'était pas vraiment partie, elle s'était faite plus légère, plus discrète. Là elle est revenue, schizophrène, la lancinante, la vive, la brûlure, l'irradiante... Elles étaient toutes là, tour à tour et ensemble, jouant avec moi comme avec un pantin. Le sommeil, l'ami fuyant, a fait preuve d'un extrême courage. Il a lutté tant qu'il a pu, m'offrant quelques minutes de répit par-ci par là. Paix à son âme. Il est mort en héro. J'en suis toute zémue, ça fait belle lurette que j'avais perdu toute confiance en lui. Et me voilà, ce matin, éreintée, légèrement déprimée, mais chose étrange pas véritablement de mauvaise humeur (quoique, c'est encore a évaluer). Et de me dire...

    De te dire ?

    Ben en fait, non.

    Ben en fait, non, quoi ?

    Que ce n'est peut être pas la forme légère des idiots (Capsulite rétractile idiopathique). Que même si ça l'est il faut que je sois raisonnable, que je ne m'obstine pas à faire trop tout plein de trucs. 

    Ah ah ! Sans blague ! Et cette bonne résolution, tu vas la tenir combien de temps à ton avis ?

    Comment ça, combien de temps ?

    Je te connais, n'essaye pas de me la faire.

    Jusqu'à ce que j'ai plus mal ?

    Que tu sois soigné, tu veux dire ?

    Non, jusqu'à ce que les amants, la connerie, le sommeil, reviennent et me fasse oublier la douleur. Tu vois, je suis honnête, je ne te mens pas.

    Pfff ! Tu me désespères ! Tu vois, moi non plus je ne te mens pas !

     


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  • Commentaires

    1
    Luce
    Dimanche 14 Août 2011 à 21:37
    Luce
    Je confirme, tu es désespérante
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