• Coup de vieux,  Coup de vieux, Et puis c'est quoi être vieux ?

    Je lis un livre ou le protagoniste est un homme adulte, qui parle de son enfance. Dans les premières pages de son livre, il donne la date de naissance de son père : 1967. Je suis née en 1967! Mes enfants sont nés en 1998, ils sont adolescents, ce ne sont pas des adultes qui ont eu une vie assez longue pour écrire un livre et se faire éditer. Bon, ok, ce petit con d'auteur est méchamment précoce; Il est né en 1992, et écrit comme un vieux. C'est à dire que son écriture est mûre. Comme Xavier Dolan qui est né en 89 et qui à une écriture d'une maturité que bien des vieux cons n'auront jamais. Bref, je ne veux pas revenir sur le talent de ces jeunes personnes, bien qu'ils me ravissent autant qu'ils me blessent. Qu'ils me blessent ? Et bien oui ! Ces deux énergumènes ont une chose en commun, un talent incroyable qui m'a fait perdre totalement espoir en moi. Quelque part, dans mon imaginaire, il y avait une Aude talentueuse qui se cachait à l’abri de la lumière. Qui attendait le moment propice. Très craintive, extraordinairement difficile à amadouer, elle restait dans l'ombre, se rappelant à mon bon souvenir, dès que je me prenais à l'oublier. Xavier Dolan et de Edouard Louis sont deux infirmiers psychiatriques venant pour ma piqure. celle qui délivrera le monde de ma folie. Car, quand les fous sont calmés, ça fait du bien a tout le monde, sauf aux fous.

    Et comme eux, je me sens humiliée de m’être fait prendre, humiliée de comprendre que je suis folle.

     


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  • LE RETOUR !

    ELLE REVIENT

    ET

    JE SUIS PAS CONTENTE DU TOUT !!!

     

    Capsulite 2

     

    Quelle est l’origine de ma capsulite ?
    Le plus souvent, la capsulite fait suite à un événement douloureux de l’articulation (traumatisme direct ou indirect de l’épaule, tendinite, chirurgie…). Elle est favorisée par certaines maladies générales (diabète, suite d’infarctus, épilepsie, hyperthyroïdie…) ou par la prise de certains médicaments (barbituriques, iode, antirétroviraux…). Parfois , elle se développe sans cause connue. En fait, on en sait rien du tout.

     

    Comment évoluent la douleur et la gêne ?
    Le problème se résout rarement de lui-même. En l’absence de traitement, un véritable handicap s’installe. Mais, dans la majorité des cas, l’évolution est favorable après une rééducation intensive et prolongée. Cependant on ne sait pas la soigner.

    Quels sont les traitements de la capsulite ?
    Lors de la première phase, la plus douloureuse, le traitement repose essentiellement sur la prise de médicaments antidouleur et/ou anti-inflammatoires. Des infiltrations (injection de médicament dans l’articulation) peuvent être proposées. Tout sera mis en œuvre pour calmer la douleur. Mais en fait, on se fou complètement de comment vous en êtes arrivés là, on vous shoot aux antidouleurs. C'est tellement douloureux que t'en pleures, t'en dors pas de la nuit, tu maudit ta mère de t'avoir mis au monde, et tu veux trucider ton copain de dormir a tes côtés comme un bien heureux, et si en plus il te fait mal en bougeant, et bien là tu passes à l'acte. C'est LE truc pour prendre de la morphine et de planer graaave.


    Au cours de la seconde phase, les mouvements deviennent réellement limités. Sans blague. Tu peux même plus te gratter le cul. c’est la rééducation qui permettra de « débloquer » la situation. Des infiltrations peuvent aider le kinésithérapeute en apportant un soulagement propice au travail de mobilisation. Parce que si la capsulite ne te fait moins mal, et pas plus mal, tout le reste de ton corps devient super douloureux. Ton dos, ton bras, ton buste deviennent une botte d'épingle.

    Faut-il opérer ?
    Non. En cas de capsulite rétractile, une intervention chirurgicale risque d’aggraver la situation. Dans certains cas, on peut proposer une dilatation capsulaire sous anesthésie locale, qui permet de gagner en mobilité et d’accélérer le travail de rééducation.
    La dilatation capsulaire (ou distension capsulaire) consiste à injecter un ou plusieurs produits destinés à détendre ou à assouplir la capsule.
    On te shoot et on te tire dessus comme un malade. C'est super cool.

    La capsulite est une affection invalidante. Plus elle est traitée tôt, moins le handicap s’installe. Le traitement est purement médical, la guérison est assurée dans la quasi-totalité des cas, mais souvent au prix d’une rééducation longue qui peut durer de 12 à 18 mois.
    Ma première a duré 3 ans et je n'ai pas encore totalement récupéré et j'ai encore mal.

    FAIT CHIIIIIIIEEEEEEEEEER !

    Capsulite 2

    Quelle est l’origine de ma capsulite ?

    Parfois, la capsulite se développe sans cause connue. Le plus souvent, elle fait suite à un événement douloureux de l’articulation (traumatisme direct ou indirect de l’épaule, tendinite, chirurgie…). Elle est favorisée par certaines maladies générales (diabète, suite d’infarctus, épilepsie, hyperthyroïdie…) ou par la prise de certains médicaments (barbituriques, iode, antirétroviraux…).

    Comment évoluent la douleur et la gêne ?

    Le problème se résout rarement de lui-même. En l’absence de traitement, un véritable handicap s’installe. Mais, dans la majorité des cas, l’évolution est favorable après une rééducation intensive et prolongée.

    Quels sont les traitements de la capsulite ?

    Lors de la première phase, la plus douloureuse, le traitement repose essentiellement sur la prise de médicaments antidouleur et/ou anti-inflammatoires. Des infiltrations (injection de médicament dans l’articulation) peuvent être proposées. La recherche de la cause initiale et son traitement sont essentiels. Tout sera mis en œuvre pour calmer la douleur.
    Au cours de la seconde phase, les mouvements deviennent réellement limités, c’est la rééducation qui permettra de « débloquer » la situation. Des infiltrations peuvent aider le kinésithérapeute en apportant un soulagement propice au travail de mobilisation.
    Votre médecin vous informera de la nécessité de chacun de ces traitements. Conformez-vous à sa prescription.

    Faut-il opérer ?

    Non. En cas de capsulite rétractile, une intervention chirurgicale risque d’aggraver la situation. Dans certains cas, on peut proposer une dilatation capsulaire sous anesthésie locale, qui permet de gagner en mobilité et d’accélérer le travail de rééducation.
    La dilatation capsulaire (ou distension capsulaire) consiste à injecter un ou plusieurs produits destinés à détendre ou à assouplir la capsule.
    Votre médecin vous informera des éventuels risques liés à l’injection et à l’anesthésie.

    La capsulite est une affection invalidante. Plus elle est traitée tôt, moins le handicap s’installe. Le traitement est purement médical, la guérison est assurée dans la quasi-totalité des cas, mais souvent au prix d’une rééducation longue qui peut durer de 12 à 18 mois.

    - See more at: http://www.docvadis.fr/marc-perez/page/mon_guide_medical/les_traitements/je_souffre_d_une_capsulite_de_l_epaule.html#sthash.4Efnwn0X.dpuf

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  • Coming outHahahahaaaa ! Naaaan !Je ne vous annonce pas mon homosexualité, désolée de décevoir toutes celles qui pensaient que ... (je ne suis pas homo, mais ce n'est pas une raison de désespérer, je suis sensible au charme et à l'argent) et tous les amateurs de cancans.

    Bon, ok, je suis toute seule sur la toile et je pisse dans le vide. Et alors raison de plus pour faire ce que je veux et toc !

    "Ouais... je sais je crée la polémique... Dingue ! Nonmaislesgensontqueçaàfoutremerde ?" (à dire évidemment avec le ton du/de la con(nasse) prétentieux(se) et snob)

    Bon ben alors quoi ? Que viens-je donc annoncer ici bas en grandes pompes "dans ta gueule" (a dire sur le ton du skin enragé). Oui, alors bon ça part dans tous les sens, et alors ? C'est justement de ça dont je voulais vous parler. Ha ha, tu fais moins le(a) malin(e) !

    Mes lecteurs assidus (Omf omf omf !!! Mdr) ont certainement remarqué que j'étais plusieurs. Alors loin de moi l'envie de renier des parts de moi même, nan nan nan. Au contraire, il s'agit de comprendre, d'analyser les tenants et les aboutissants quand les Atheniens s'atteignent.

    J'ai plus ou moins trouvé la raison scientifique de ce joyeux (ou pas) bordel dans ma tête.

    Coming out

    JE SUIS OU J'AI UN , attention Rataplan rataplan

    (roulement de tambour, pour ceux qui pigent que dalle) :

    Trouble déficitaire de l'attention, avec (ou sans) hyperactivité,

    TDA/H pour les intimes.

    Pour gagner du temps, je vais répondre tout de suite aux objections habituelles :

    OUI !

    - C'est ma dernière lubie,

    - C'est pour excuser ma flemme, ma lâcheté, ma bêtise ...

    - C'est n'importe quoi ça n'existe pas,

    - C'est encore un truc pour se droguer légalement,

    - C'est tout ce que j'ai pu trouver pour rester dans ma merde, parce que j'aime ça et que je ne veux pas m'en sortir,

    Cette liste est non exhaustive, je vous laisse compléter selon les goûts.

     et... Sinon, la sortie c'est par là :

    PC

    Coming out

    Mac

    Coming out

    Maintenant qu'on a éclusé les clichés et les clicheurs de tous poils (le clicheur est au cliché ce que Monsanto est à l'OGM, ce que TF1 est à l’émission de merde : des producteurs de masse), passons aux choses sérieuses.

    Or donc, le TDA/H, c'est quoi ?

    C'est un désordre neurologique et pas une maladie, bande de nuls ! C'est à dire que ce n'est pas sale. C'est ton corps qui est comme ça. Et puis c'est comme les PD, ça se guérit pas. Le TDA/H peut être aggravé par des facteurs psycho-sociaux (ça fait trop intelligent comme mot) mais il est essentiellement d'origine génétique (donc souvent héréditaire) et neurobiologique, et toc.

    Et que donc, pour ceux qui suivent, hé bien du coup, les petits TDA/H dont vous avez entendu parler à la télé dans "Enquête de potins", ou "Zone interdite à ceux qui pensent" ne restent pas enfant, ils ne meurent pas tous dans d'atroces souffrances à un âge précoce, non, ils grandissent. 

    Pour vous éclairer :

     

    Il y a 3 grand type de TDA/H adulte 

     

    Coming out

    Le Type "hé, oh, tu planes ?"


    C'est genre la base. Leur capacité de concentration est aléatoire passant du poisson rouge au savant fou.  les TDA sont des rêveurs qui passent d’une idée à l’autre, sans pour autant les mettre en action (j'ai pas que ça a faire, je pense, moi !) Distraits, étourdis, démotivés chroniques, indécis, mais capable d'hyperfocaliser, ne dérangent pas leur entourage. Les doux rêveurs que l'on pose dans un coin et qu'on revient chercher en fin de journée. Ils passent parfois pour des cons, mais en fait, non. C'est en dedans que çà se passe.

     

     

     

    Coming out

    ■ Le Type "speed casse c****" (TDAH)


    Une vrai star chez les mômes, devenus adultes, les hyperactifs a force d'injonctions sont passés en mode furtif.  Moins agités physiquement, ils maitrisent l'art de la zapette d’une action à l'autre sans les terminer. Zont des listes de "A FAIRE" de foufous malades et des listes de "Fait"... non, n'ont pas de liste de "FAIT". Alors, svp, ne pas confondre avec ce truc super à la mode dans les magazines, les hyper-actifs (en 2 mots) qui font trop plein de trucs et qui font tout très bien ces connards(sses)

     

     

    Coming out

    Le Type "Oops !"


    Ils font avant de réfléchir, font les cons, on la tête près du bonnet, se barrent sans laisser d'adresse tous les 4 matins, passent du rire aux larmes... S’excusent et recommencent, c'est pas de leur faute c'est dans leur caractère.

     

     

     

    Coming out

    Le Type combo Déficit d'attention / Hyperactivité / Impulsivité : Super kasburnas !!! Avec la cape, le slip par dessus le collant et tout...

    Ceux là font leur petite cuisine avec  deux ou trois ingrédients, et puis changent de recette super vite (quelques heures ou jours). changent d'humeur, on sait pas pourquoi, eux non plus, passent du speed au mou, sans prévenir. Attention, ne pas confondre avec le trouble bipolaire rien à voir, c'est des tapettes à côté.

     

     

     

    Et dans la tête ça se passe comme ça :

     

    Si vous avez eu le courage de lire jusqu'ici :

    Merci, déjà, et ensuite, peut être que vous vous demandez comment qu'on sait qu'on est un casse couille.

    Alors en général, on vous le dit depuis l'enfance. Sinon, il y a des tests. Et puis après, c'est le parcours du combattant pour faire poser un diagnostique par un professionnel de santé, parce qu'en France, il y a beaucoup de clicheurs(se reporter au début de cet article.)

     

    Je vous laisse deviner quel type je suis... Je suis un type bien, je vous assure.  

     

     


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  • Mieux vaut être beau, riche, et en pleine santé, qu'être humain.Je viens d'avoir un ami très cher au téléphone, un ami dont je suis un peu amoureuse sur les bords, mais chuuut!

    Il me demande où j'en suis de la rédaction de mon parcours professionnel. Je lui raconte la complexité de la tâche à cause des nombreux boulots alimentaires que j'ai fait pour pallier à mes tous petits revenus venant du théâtre. Il me demande, mais si tu gagnais si peu, pourquoi continuer le théâtre ?

    Bonne question ! En dehors du fait que c'est mon métier, que je n'ai que six métiers "comédienne, metteur en scène, auteur/scénariste, professeur de théâtre, formatrice en communication interpersonnelle, animatrice", que je n'ai pas d'autres formation, je n'ai le choix qu'entre gagner raisonnablement ma vie en mourant à petit feu dans une entreprise normale, avec des chefs et des collègues, ou faire ce que je sais faire, comme je sais le faire et crever la dalle." Alors il me dit :

    -" Mais il n'est pas trop tard pour en changer, faire une formation !"

    En dehors des réelles difficultés techniques pour changer de métier que je ne rappellerai pas ici, je n'arrive pas à lui faire comprendre que je ne peux pas travailler dans une entreprise normale.  J'ai beau lui expliquer que je finis en burn-out en 6 mois, que je ne supporte pas la pression, les exigences économiques au détriment de l'humain, que je ne survis pas aux guerres de tranchées entre bureaux, services, ou contre la concurrences, les clients, l'ordre mondial, que je ne peux pas participer à ce massacre en règle de l'individu. Il ne comprends pas. J'explique que ma seule solution, aujourd'hui, est de monter mon propre projet et d'espérer me soigner de la peur panique qui s'empare de moi, dès que je dois aller démarcher. Il ne comprends pas ! Ce n'est ni un choix ni une préférence. "Imagine que tu veuilles faire une chose que tout le monde fait, sauf que toi, quand tu essaies, la nausée te vient, l'angoisse, les crises de panique.  Tu ne comprends pas pourquoi, tu sais que cette peur morbide est démesurée, tu as beau te répéter que tout cela n'est rien, qu'il faut prendre sur soi rien n'y fait : Tu tombes malade, tu pleures à chaque réveil, à la bruine, au vent et au soleil.

    - "Mais tu es allé voir un psy ?" Je n'ai fait que ça. J'ai passé ma vie à ça. J'ai vu des psychiatres, des coachs, des sophrologues, des naturopathes, des acuponcteurs, des psychothérapeutes...  Ils m'ont fait parler de ma mère, de mon père, respiré, visualisé, ont élaboré des plans d'attaque, on y a passé des années, ça n'a rien changé.

    - "Alors, mais ne le prends pas mal, c'est peut être parce que tu ne veux pas changer!" Non, je ne vais pas le prendre mal, bien sur que non. Pourquoi est ce que je le prendrai mal. Hein ? Je suis tellement habituée à entendre ça, je ne le prends plus mal. C'est tellement évident !  Si je suis malheureuse, si je souffre, si parfois le vide m'appelle, c'est parce que j'aime ça. Ben oui, c'est tellement gratifiant de vivre dans un hlm à 47 ans, de dire sans arrêt à ses enfants, "pas maintenant, on n'a pas les moyens", de refuser tous les projets de vacances, de ne pas sortir, d'angoisser chaque jour. C'est tellement valorisant de ne pas être en mesure de payer des études à ses enfants, de vivre de la solidarité sociale, nous les fainéants, les assistés ! Faudrait qu'on nous élimine pour assainir la société. C'est vrai qu'on fait désordre dans ce monde si lisse et si parfait. Cet ami, très cher, m'aime beaucoup, je suis une personne précieuse pour lui. Jusqu'à quand ? Jusqu'à ce qu'il "réalise", que définitivement, je suis irrécupérable, que je suis perdue. Comme d'autres avant lui l'ont fait. je suis un problème insoluble. Alors il oubliera de m'appeler et nous disparaitrons l'un à l'autre.

    Vous savez quoi ? Je n'en peux plus qu'on me demande d'être ce que je ne suis pas pour survivre dans ce monde de dingue, parce que ce monde est dingue ! Ce n'est pas normal d'être capable de vendre des peignes aux chauves, de créer des désirs inutiles pour assouvir des besoins inexistants, ce n'est pas bien d'écraser, humilier, rendre malade, laisser mourir ou tuer nos semblable pour plus de pouvoir, d'argent, une fable de toute puissance. C'est idiot d'essayer de jouer aux jeux des puissants parce que les dés sont pipés. 

    Je n'en peux plus de devoir me justifier, m'excuser de ne pouvoir jouer cette pantomime pitoyable, écoeurante. 

    Je veux juste vivre, être respectée, offrir un avenir à mes enfants, et vieillir dignement. J'ai le droit ? 

     

    photo : La rêveuse et l'oie, Christelle Dupaquier


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  •  

     

    Mon kiné était beau, charmant, il était tout pour moi, mon tout mon roi... jusqu'à ce qu'il mecxplique* un truc : 

    "Un muscle se développe en fonction de ce qu'on le sollicite." 

    Non !!! sans blague ! Merde et moi qui croyais que les muscles apparaissaient d'eux même après un régime de sèche !

    Et bien non ! Ce gentil monsieur, tout plein de compassion envers moi faible femme, m'a expliqué bien dans le détail, comment ça marchait. Par exemple, lui, comme il sollicite ses bras dans le cadre de son métier, hé bien, il a une certaine force dans les bras. Alors moi, si je veux muscler mes épaules, et bien, sauf si je les sollicite spécialement dans le cadre de mon travail, je dois faire de la musculation, ou un sport sollicitant. Je ne sais pas vous, mais moi je suis tombée des nues ! Jamais je n'aurais soupçonné une chose pareille ! Peut être vous demandez vous quelle question idiote a pu provoquer cette explosion de savoir brut ?

    La question est (roulement de tambour) : "Je n'ai jamais eu les épaules très musclées, c'est surement ça que je paye aujourd'hui, mais là, avec la capsulite et..."

    Il aurait pu simplement et génialement en déduire que je voulais me muscler les épaules, mais que j'étais freinée par ma capsulite à droite, ma tendinite à gauche, et que ça me faisait bien chier. Mais non, dans sa grande sagesse il a préféré mecxpliquer par quelle magie un muscle se développe, et je l'en remercie infiniment.

    hein ? Quoi ? Comment ça je n'ai pas posé de question ? Mais si puisqu'il y a répondu ! Lui, l'homme, le grand manitou Quisaitout ! Non ? Vous êtes sur(e)s ? Ha ben oui, mert' ! Alors là... Encore une fois, je n'en reviens pas.

    J'entends là, dans le fond du salon, quelques antibruit, des rétifs du féminisme, trouver des tas de raisons qui nierait que c'est de la Mecplication, que c'est seulement un thérapeute qui se positionne dans le "je sais". Récriez vous tant que vous voudrez, je vous répondrais que l'un n'empêche pas l'autre. Que prendre les gens pour des cons est un mal répandu, et qu'il ne fait pas de distinction de genre, lui. Cependant, je suis prête à parier que ce bellâtre aurait moins fait son malin, si à la place d'une belle Aude au bras blanc, il y avait eu un Robert, même abruti.

    Alors, je vais refaire un appel national, et j'encourage mes lectrices et mes lecteurs (oui, parce qu'il y a aussi des hommes qui trouvent pénible d'avoir une mauvaise réputation à cause des connards de toutes catégorie) de le relayer : 

    LES MECS, STOP !

    ARRETEZ DE NOUS EXPLIQUER CE QUE L'ON SAIT DEJÀ ! 

    ET SI VOUS ETES TROP CONS POUR SAVOIR CE QUE L'ON SAIT OU PAS

    VOICI LA SOLUTION  : 

    FERMEZ VOS GUEULES !!!

    C'est vrai quoi ! Ce truc de vouloir donner des leçons, même quand vous ne maitrisez pas le sujet même quand nous le maitrisons mieux que vous ! Cette manie d'ouvrir des portes ouvertes ! 

    On s'en sort très bien sans vous, merci ! 

    Et puis si à un moment ou à un autre on a besoin de votre aide, on peut toujours vous demander, non ?

     

     

    Mecxplication, vient de l'anglais "mansplaining" : Explication faite par un homme à une femme sur ce qu’elle doit faire ou ne pas faire avec condescendance parce que cette dernière est une femme. Et par extension, toute explication d'un homme a une femme faite avec condescendance, sur un sujet qu'elle connait déjà, ou quand elle n'a rien sollicité.


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