• Deux ans après

    Deux ans aprèsJe l'ai revu avec ce même plaisir, ce même désir. Il me charme toujours de la même façon et j'aime toujours m'imaginer l'embrasser quand il me parle, et ne rien faire. 

    Ses yeux intensément bleus m'ont surpris, comme si j'avais oublié, qu'ils m'avaient surpris la dernière fois.

    Cette fois, j'ai beaucoup parlé de moi. Je lui ai dit des choses extrêmement intimes. Pourquoi ai je fais ça ? Pourquoi lui jeter à la figure toute cette intimité ? Pour me rapprocher de lui ou pour l'éloigner ? Je ne sais pas quel effet cela a eu. Surement aucun des deux, il est plus intelligent que cela. 

    Il m'a parlé d'une idée, une idée que nous pourrions partager. J'ai été touchée et flattée qu'il m'en parle, qu'il me témoigne cette confiance. Je l'ai assuré de mon soutien, j'espère que cette idée fleurira entre nous, en tout cas pour lui.

    Notre entrevue a été écourtée. Trop courte, vraiment. Il n'a pas parlé de lui. Je n'ose pas lui poser de questions trop directes. Je préfère qu'il me livre ce qu'il veut. Mais je crains que si je le laisse faire, il ne me dise jamais rien. J'aimerais savoir sa vie, ses bonheurs et ses chagrins. Sans jamais partager sa vie, j'aime le connaitre. 

    Ce qui est délicieux enfin, c'est cette chose spéciale et indéfinissable entre nous. Ces sourires, cette joie, et pour ma part ce désir intact. Souvent je le regarde pour le lire, je ne lis rien, évidemment, je ressent juste une émotion, forte, plaisante, qui me titille l'imagination. Je n'en fais rien, je ne développe pas. Je sais juste que c'est là. je le regarde souvent, j'aime cette émotion.

    On s'est dit qu'on se reverrai bientôt. La semaine prochaine. J'espère, ce serait bien. J'aimerais renouer une relation avec lui, quelle qu'elle soit. J'aime cet homme, je le prendrai comme il vient. 

    Quand il m'a embrassé pour me dire au revoir, il a pressé ses lèvres sur ma joue, je l'ai embrassé de même. J'ai aimé. Juste avant qu'il ne parte, j'ai posé ma main sur son gant. Il m'a attrapé le pouce. Nous étions maladroits. j'ai eu envie de le serrer dans mes bras. 

    Nous nous sommes quittés heureux, et pour ma part non sans envie. 

     

    Ps : Pour la petite souris qui observe par le trou de la serrure, que les mots couchés ici ne changent rien. Il en a toujours été ainsi. 


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  • Commentaires

    1
    Numéro 3
    Dimanche 22 Septembre 2013 à 15:32

    Comme vous êtes émouvante ...

    2
    Dimanche 22 Septembre 2013 à 16:11

    Numéro 3, qui que vous soyez, merci.

    3
    namfarang
    Lundi 23 Septembre 2013 à 14:17
    namfarang
    la.suiteeeee
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