• Du bien parler

    à  j'ai envie de péter.

    Du bien parler

    Ce n'est pas que j'en ai vraiment envie... quoique... attendez voir... si, en fait, si. Ah! C'est bon Hum! Ca pue !! Si j'ai envie de péter ce n'est pas que ce soit vrai qui importe, c'est l'irresistirble envie de le dire. Et tout bien réféchi, s'il y a une corrélation entre les deux, je ne peux définir exactement le lien de causalité. Est ce que je le dis parce que  j'en ai envie, ou en ai je envie parce que je le dis ? Toujours est il qu'en l'occurance, c'est la phrase qui me vient immédiatement à l'esprit quand  j'entends du "bien parler". C'est pas tant le fond que la forme... quoique... le bien penser me fait un effet similaire, mais c'est un autre sujet qui mérite son post à lui tout seul. Quand les phrases sont plus complexes que les idées exprimées, quand le sérieux dépasse le propos, quand le vocabulaire sent la naftaline et la méthaphore la nostalgie des bancs d'écoles, des blouses grises et des culottes courtes, et bien moi, j'ai envie de péter. Ah ! quelle joussance de s'abandonner dans le contentement de soi ! Barboter nonchalament dans le verbiage, en becquetant, bouche pincée, quelques gros grands mots. Au début, on fait dans le tout venant. Des mots choisis, certes, mais dont la musique, a coup sur, rappelera, même vaguement,  un sens à chacun. Pourvu que ce soit le même, mais au fond qu'importe. L'important n'est pas d'être compris, au contraire. On s'est suffisemment fait traiter de cons par nos proffesseurs pour faire un lien pavlovien entre incompréhension et compétence hors de portée, c'est a nous d'en profiter maintenant, merde quoi ! On continue en lancant subreptissement, quelques mots inusités. Ca claque sa race un mot hors d'usage. Le vocabulaire vintage ça vous pose un orateur. Si ça passe on enchaine avec une syntaxe alambiquée. Si on maitrise, on peut se lancer dans l'emploi des subjonctifs, mais cela se fait rare. Et quand on est bien chaud, on fait appel au latin et aux mots savants. Il y a ceux qui jargonnent, petits bras. Les poetes qui n'hésitent pas à jouer hardiement avec les champs lexicaux. Certains on eu leur heure de gloire. Et les aventuriers qui se lancent dans les méthaphores aussi hasardeuses que le 421. Et bien moi, ca me donne envie de péter. 


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