• Guide de la gourgandine heureuse, deuxième partie

    Au vu du nombre incalculable de likes et de commentaires dithyrambiques sur mon précédent post, je me sens obligée de continuer ce guide que vous réclamez toutes à corps et à cris.

     

    Sans blague, vous avez l’air d’en avoir globalement rien à battre. M’en fou, j’écris pour les 14 personnes qui ont liké, dont 12 qui l’on fait parce qu’elles m’aiment bien ou/et on eu pitié.

     

    Chapitre 2 :

    Se connaître, s'aimer, se respecter

     

    Parce qu’il est, il me semble illusoire de prétendre s’aimer sans se connaître et que le respect de soi est une bonne façon de se témoigner de l’amour. Et comme le disent les phrases inspirantes sur fond joli de Google, si tu ne prends pas soin de toi, qui le fera ?

     

    Oui, nous sommes en 2017 et pour la première fois cette année, le clitoris sera représenté correctement dans les manuels scolaires. On croit rêver. On n’à plus qu’a attendre encore 40 ans pour que les médecins qui expliquent aux enfants comment leur corps fonctionne, ne représentent plus le sexe féminin par un simple trou, alors que le masculin, lui est complet.


    extrait de Quand ça va, quand ça va pas, par Michel Cymes
    animateur du Magazine de la santé et médecin — et publié aux Éditions Clochette.

     

    Voici donc un petit cours de rattrapage, pour celles qui n’ont pas vu la super vidéo avec Odile Buisson, qui explique bien tout. (pour celles qui savent, vous pouvez sauter ce chapitre) Attention, cours d’histoire. Ici, c’est du sérieux, ma brave dame !

     Le clitoris :

    Pendant l’antiquité, on pense (« on », comprenez « les hommes », les femmes n’ont pas le droit de penser, elles obéissent, c’est un boulot à plein temps) que les femmes ne peuvent pas faire de bébé sans plaisir. Les médecins préconisent donc la stimulation de la « zone ». (si seulement ça avait pu durer !) L’histoire ne tient que jusqu’au moyen-âge, (vous me direz, c’est déjà pas mal) ensuite on perd sa trace, à croire de le clito s’est fait la malle.

     

    Au XVe et XVIe siècle c’est un peu du n’importe quoi. L’Italien Ludovicus Bonnaciolus anatomiste de son état, décrit le clitoris et le compare au membre viril. Juste après lui André Vésale nie l’existence de « cette nouvelle et inutile partie » (parles pour toi mon coco, si tu sais pas y faire) et décrète que le clitoris est une malformation que l’on trouve seulement chez les hermaphrodites. (Ben tient, ou y a de la gêne y a pas de plaisir !) Pendant que l’anatomiste Charles Etienne le nomme «membre honteux» (rien que ça ! Mal baiseur, va !). Plus tard, Realdo Colombo successeur de Vésale, dit être le premier à décrire le clitoris et sa fonction.

     

    Extrait faisant référence à une «excroissance» :

     “C’est le siège principal du plaisir de la femme au cours de l’acte sexuel ; de telle manière que si non seulement vous le frottez avec votre pénis, comme si vous le touchez avec votre petit doigt, le plaisir provoque un jaillissement liquide dans toutes les directions, même si elles ne le veulent pas. Comme personne d’autre n’a jamais décrit cette excroissance ni son utilité, s’il m’est possible de nommer quelque chose que j’ai découvert, on devrait l’appeler l’amour ou la douceur de venus. Je ne peux exprimer combien je suis étonné que de remarquables anatomistes n’aient même pas détecté une chose si magnifique créée par un art si grand». (Le mec il a découvert une femme fontaine, et il ne s’en est pas remis.)

     

    Au 18 et au 19e siècle, on excise en Europe, soit disant pour lutter contre « l’hystérie » (maladie qui soit dit en passant, n’existe pas, n’a jamais existé), surtout pour empêcher l’onanisme, (se souiller les mains). Rappelons qu’en France, la pratique de l’excision n’est un crime que depuis 1983. Hé oui, pas de quoi être fier.

     

    En 1817, le docteur Tissot écrit un livre « L’onanisme » dissertation sur les maladies produites par la masturbation, où il décrit les effets secondaires. Ce n’est pas à piquer des vers !

    Extrait : « Après de longues pollutions nocturnes, non seulement les forces se perdent le corps maigri, le visage pâli, mais de plus la mémoire s’affaiblit, une sensation continuelle de froid saisit tous les membres, la vue s’obscurcit, la voix devient rauque, tout le corps se détruit peu à peu, le sommeil troublé par des rêves inquiétants ne répare point et on éprouve des douleurs semblables à celles qu’on ressent après qu’on a été meurtri par des coups. » C’est valable pour les deux sexes, mais si on ne songe pas à émasculer les garçons, on excise à qui mieux mieux.

     

    Freud en1920, écrit dans son «Introduction à la psychanalyse» que les petites filles éprouvent un désir inconscient de pénis (ha ba oui, tu penses !). Elles développent le plaisir clitoridien comme une compensation à ce «complexe du pénis». (Faut vraiment que le mec il se fasse une obsession de sa quéquette pour nous pondre un truc pareil) Il ajoute que la « vraie » féminité (parce que lui, inventeur de la psychanalyse, a décrété qu’il y avait des vraies et des fausses femmes) passe par le plaisir vaginal et qu’il faut supprimer le plaisir du clitoris. (Hé aller hop !) Sans aucune démarche scientifique, il affirme que le plaisir clitoridien est le fruit d’une névrose et que les femmes qui s’y adonnent sont immatures ou déviantes ! Faudrait surtout pas s’encombrer avec des démarches superflues. Faut dire que le bougre s’encombre rarement et publie régulièrement des articles contestables dans des revues médicales, des guérisons qui n’ont jamais existées. Mais je m’égare.

     

    Après ça, on ne peut pas s’étonner que des générations de femmes tentent de fuir le plaisir clitoridien pour se focaliser sur le soi-disant orgasme vaginal. Je dis « soit disant », parce que depuis, et seulement en 1998, on a découvert enfin l’anatomie réelle du clitoris qui est bien plus grands que ce petit bouton de rose dont parlent les poètes. Petit bouton qui, l’air de rien, possède 8000 terminaisons nerveuses, alors que le gland de Monsieur n’en possède que 4000. Bam bitch get out the way ! Alors qu’on ne vienne pas vous la faire avec les « T’es clitoridienne ou vaginale ? », parce que

     

    TOUS LES ORGASMES SONT CLITORIDIENS, ABSOLUMENT TOUS !

     

    La paroi du vagin étant très peu innervée, il ne risque pas de provoquer un quelconque orgasme. Si orgasme vaginal, c’est le clitoris qui est stimulé au travers les parois du vagin.

     

     

     

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