• Il parait que je m'y connais !

    Et ouais ! 

    Il parait que je m'y connais !

    Vous n'êtes pas seuls a être étonnés, j'étais même la première. Je n'ai pas répondu "hein quoi, moi ? Pourquoi ? d'où tu tiens ça ?", parce que je me suis aussitôt demandé si ce n'était pas une moquerie. Et si c'était le cas, pourquoi ? Gratuit, juste histoire de faire une plaisanterie, ou on trouve que je me la pette et je ne m'en rends pas compte ? Pourtant, j'ai l'impression de n'en parler seulement quand on me propose le sujet. Je ne suis pas du genre a revendiquer ou à militer a tu et à toi. Et puis surtout, non ! Je ne m'y connais pas ! Je me sens concernée, j'ai lu quelques trucs, mais rien de déterminant. Je ne suis pas "documentée", je ne fais pas de thèse. Je me pose des questions parfois, je me met en colère, trop souvent, mais rarement en public. Alors non, je ne vois pas pourquoi on m'a dit ça. A moins que la personne en question soit venue lire quelques articles ce ce côté-ci, et du coup, j'ai l'air de m'y connaître. Alors là c'est la classe ! Uais ! j'm'y connais ! Enfin, j'en ai l'air. 

    Du féminisme et des quiproquos qu'il génère. 

    1) Le féminisme est une lutte anti-homme.

    2) Le féminisme défend la théorie que les femmes sont des victimes.

    Brrr ! Grrr ! Merde alors ! Ce que ça peut m'énerver ça !  Quand j'entends des féministes aller dans ce sens, ca m'énerve parce que je pense que ce sont des amalgames stupides et dangereux. Quand en plus je m'entends dire que je défends ces idées, moi-même, alors là, c'en est trop !  (Parce qu'un homme de ma connaissance m'a dit qu'il se sentait agressé en tant qu'homme par mes propos, alors que je n'ai jamais eu l'intention de l'agresser dans sa masculinité, même s'il m'est arrivé de l'agresser dans ce qu'il me faisait chier, mais ça n'a rien a voir avec son genre.)

    Si je m'y connaissais, j'écrirais un article bien senti qui expliquerait clairement et avec humour, parce que c'est toujours mieux avec, le pourquoi de ces amalgames et le comment en sortir. Je remettrais les points sur les i les barres aux t, les majuscules en début de phrase, etc... Mais non, je ne m'y connais pas, ce qui ne m'empêche pas d'être exaspérée quand je vois deux féministes passer au Petit Journal s'enfermer dans une attitude misandre au lieu d'expliquer la teneur de leur lutte, la problématique du sexisme du quotidien, celui qu'on ne voit pas à force d'y être habitué. 

    Du coup, dans les bureaux, elles passent pour des, ah horreur ! Insulte dont on ne se relève pas : "MFL mal baisées". Et c'est reparti pour un tour, on s'en va 30 ans en arrière. Alors que si beaucoup de choses ont changées, il reste beaucoup à faire, et je suis certaine que ce n'est pas en tapant aveuglément sur "les hommes" ou en nous faisant passer pour leur victimes, qu'on fera avancer le shmilblic.

    Si effectivement la domination masculine sur le monde est effective, il me parraitrait judicieux de l'expliquer avec calme, de souligner les injustices clairement sans coller une mornifle sur tout être humain portant coucougnette, même si celui la même nous gave sérieux avec sa testostérone. Parce que, dans ce cas, il faut faire de même avec toute porteuse de vernis qui, d'une manière ou d'une autre, un jour ou l'autre a tenu un propos sexiste contre son propre sexe. Autant créer une usine à baffe et la rendre obligatoire pour tous. Car comme dirait l'autre, que celui qui n'a jamais péché, lui colle la première baffe. 

    Et si les femmes sont les victimes du sexisme, déjà, elles ne sont pas les seules, bons nombres d'hommes aimeraient ne plus être cet être fort qui se fait systématiquement pourir la chemise de mascara, sous prétexte que le sexe faible a besoin de se faire plaindre (Et quelle gueule fait le sexe faible quand son "protecteur" se trouve être en fait, une personne qui ne correspond pas aux critères basic du poil, genre a une trouille bleue des bébêtes). Et puis il ne faut pas confondre "être victime de..." et être victime tout cours. Nous subissons tous des trucs dans cette putain de vie, mais nous ne sommes pas tous (toutes) des Caliméros. Et si tous les hommes ne se sentent pas génétiquement des "protecteurs", les femmes ne naissent pas "victimes".

    Mais... oui... il y a des inégalités, des injustices, des violences, intolérables contre lesquelles il faut lutter. Il y a des choses graves comme les meurtres et les viols (75000 par an en France, rien que ça, et que la violence physique est largement perpétrée par des hommes sur les femmes et les enfants) Il y va de l'intéret de l'humanité toute entière de faire cesser ces exactions. Il y a aussi le sexisme ordinaire. On en trouve des exemples à la pelle sur le blog "vie de meuf"  (Le téléphone sonne. Je décroche. La commerciale au bout du fil se présente, indique la raison de son appel (une enquête consommateurs pour un magasin) et demande à parler AU "chef de famille". je lui demande de patienter et lui dis que j'appelle ma compagne pour qu'elle lui réponde. Mon interlocutrice rétorque que c'est à moi qu'elle veut parler, pas à mon épouse. Donc, pour cette personne - tout à fait polie au demeurant - les cheffes de famille de sexe féminin n'existent pas, seuls les hommes peuvent orchestrer la vie d'une famille...) 

    Et dans cette catégorie, les hommes ne sont pas moins "victimes", (Une femme a un problème de démmarage avec sa voiture. Très ennuiée et ne sachant que faire elle appelle son chéri : "Mon coeur, la voiture ne démmare pas, qu'est ce que je fais ?". Le  jeune homme répond : " Je sais pas, appelle un dépanneur !" Et la demoiselle de s'exclamer. "Quoi ? tu ne t'y connais pas en mécanique ?" Parce que c'est bien connu, si les femmes naissent avec un chiffon à poussière entre les mains, les mecs, eux, naissent avec une clé de douze...)

    Et là j'invite les hommes et les femmes à avoir la même attitude et de dénoncer les préjugés sexistes et de défendre leur individualité.

    Nous devons tous bouger. Changer notre fusil d'épaule afin que chacun, qu'il soit femme ou homme soit libre de mener la vie qu'il souhaite. Qu'une femme puisse être "chirutgienne" et un homme "sage homme" . 

    D'ailleurs, si vous connaissez un site, un blog, une association qui dénonce le sexisme contre les hommes, donnez moi le lien, je serais ravie de les lire et de  partager le plus largement possible. 

    Ps : Je tiens a préciser, par souci d'honneteté, que moi aussi je faute par sexisme. j'en ai pris conscience, ça m'a fait chier, mais j'essaye de m'améliorer. Alors si je peux en discuter, je serais vraiment contente de mieux connaitre l'univers masculin. 

    re Ps : évitez-moi les "je vais t'apprendre la vie baby", ça va me saouler. 


    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    1
    Jeudi 15 Décembre 2011 à 09:06
    luceluciole

    Ma belle fille a vu ce petit journal et elle était très énervée aussi, avec ses mots à elle, elle en a dit la même chose que toi. Elle les a trouvées stupides et ça lui a fait mal que ce soient celles-là qui viennent parler du féminisme (et moi j'ai raté ça). Elle est bien cette petite ;-)

    2
    Jeudi 15 Décembre 2011 à 09:17
    luceluciole

    Je viens de regarder l'émission, ça craint. On connait la mauvaise foi de barthes, c'est son fond ce commerce humoristique, mais raison de plus pour  préparer ce genre d'émission ou alors ne pas y aller. En plus à deux, elles auraient pu assurer le coup. Vaux mieux écouter Clémentine Autain...

    3
    AUDE DITE ORIUM Profil de AUDE DITE ORIUM
    Jeudi 15 Décembre 2011 à 23:10

    D'autant qu'il n'a pas été si méchant que ça. Mais tu as raison, quand on est invité a une émission il faut se renseigner sur l'interlocuteur et se mettre au diapason, ou décliner l'offre. Mais partout ou elles seraient allées, elles se seraient faite ridiculier. Ca fait mal au féminisme. 

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :