• Ou quand les mecs ne peuvent s'empêcher de couper la parole aux femmes.

    On appelle ça aussi du « manterrupting  »

     

    « La Mâle-interruption  »

     

    Je me souviens, il y a quelques années, ok, c’était il y a 20 ans, j’étais dans une compagnie de spectacle de rue dans laquelle nous étions une vingtaine de comédiens, danseurs et circassiens. Il y avait plus de femmes que d’hommes, mais, étrangement, quelles que soient leurs compétences, c’étaient les hommes qui décidaient et les femmes qui exécutaient. Lors d'une des réunions de création, je m’évertuais à faire entendre une idée que je croyais très à propos. J’insistais lourdement, parlais de plus en plus fort, et croyez moi, je sais placer ma voix, mais tout le monde se foutaient de ma proposition. J’étais inaudible, absente. Puis au bout d’un moment, le nain prétentieux à ma gauche, à répété mot pour mot mon propos, et tout le monde (femmes comprises) s’est extasié devant l’esprit créatif du nabot. Je peux vous jurer que j’ai eu de terribles envies de lui faire bouffer la table à coups de botte, d’aligner les autres, les pencher en avant, fesses nues, et leur faire subir ma colère à coups de canne. Au lieu de cela, j’ai fermé ma gueule et j’ai rongé mon frein.

    Je suppose que vous l’avez remarqué (Vous, les femmes, hein ! J’imagine qu’il y a bien deux ou trois mecs qui s’en sont rendus compte, mais du coup, j’ose espérer qu’ils font gaffe. Sinon, coups de canne ! Compris ?). Je disais donc, je suppose que vous avez remarqué que dans les dîners de famille, les réunions de boulot, sur Facebook, lors de discussions de groupe, les mecs nous coupent la parole, ou la nient, sans vergogne. Lors de désaccord, ils nous font le coup de la grosse voix, lors d’un discours, les femmes sont plus souvent interrompues ou carrément pas écoutées.

    J’ai lu sur le site de France Info que « Les conseillères de Barack Obama ayant remarqué que leurs collègues masculins les interrompaient tout le temps, et surtout, en profitaient au passage pour reprendre leurs idées. Elles ont donc inventé une stratégie qu’elles ont appelée « l’amplification » : dès qu’une femme propose une idée, une autre femme répète la même idée quelques minutes plus tard… Et, à chaque fois, elle rappelle le nom de sa collègue qui l’a proposée en premier. D’après les conseillères d’Obama, la technique fonctionne : elles ne sont plus interrompues. » Et bim, une technique à reprendre et à son compte.

    En tant que prof de théâtre, avec un public qui commence dès le CP, donc 6 ans en moyenne, je me suis aperçue que se taire, disparaître, rester là pour faire joli, était le résultat d’un entraînement qui commençait tôt. Dans mes exercices, les filles, sauf quelques exceptions, se taisent, n’osent pas, chuchotent, sont souvent inaudibles. Elles hésitent à faire des propositions, sont en autocensure constamment. Or, le cerveau ne peut pas être en mode créatif et en mode censure simultanément. Les garçons, eux, prennent toute la place. Même les timides naturels, se forcent à parler fort, faire des bêtises et devenir parfois méchants, pour exister au milieu des autres garçons. L’identification genrée que nous ont vendu les psys comme indispensable ne fait que créer des clones et des malheureux. Je m’évertue à valoriser la pondération chez les garçons, et l’extériorisation chez les filles, mais je me sens un peu seule.

    Après tout, se taire, n’est qu’une habitude, et comme toutes les habitudes, si vous en avez envie, elle peut se perdre. Évidemment pas en un claquement de canne, dommage, mais en en prenant conscience et en s’interrogeant sur son bénéfice secondaire. Qu’est-ce que ça nous apporte, à nous ? Malgré l’inconvénient, quel est l’avantage ? Ensuite, y a plus qu’a trouver une autre habitude avec les mêmes avantages, mais sans les inconvénients et remplacer l’une par l’autre. Et voilà, bim bam boum ! Le tour est joué. J’exagère un peu, ok, mais c’est l’idée !

    Le théâtre est très émancipateur, il existe une foule de jeux et de techniques qui aident à oser avoir une voix, à la place du doux murmure féminin.

    Si ça vous tente, on en parlera le

    Samedi 2 juin de 14h à 16h à
    La Mutinerie
    176, rue Saint-Martin, 75003 Paris
    et comme le signale Misungui sur l’événement Le Petit Bordelle de Misungui #Hors-Série : Prends la Parole!,
    Cet atelier est en mixité choisie (sont bienvenues toute personne assignée femme, s'identifiant comme telle ou se reconnaissant dans la description de l'atelier...) 20 PLACES MAX
    ( inscription obligatoire par mail : misunguisurvivor@gmail.com )

     


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  • Je suis grosse et ?Je marche dans la ville. Je suis grosse, mes cuisses se touchent, je porte une robe rouge à poids blanc et dessous, des leggings vraiment très moches, qui me préservent des irritations.
    Je marche dans la ville avec mon gras, ma robe rouge à poids et mes leggings très moches.
    Je suis un boudin et je marche dans la ville.
    Je suis un boudin et je marche dans la ville au milieu de gens normaux.
    On me dévisage, on me juge. Je le sais, je le sens. 


    Mon gras n’est pas ma carapace. Je ne me cache pas. Mon gras n’est pas mon fardeau. Je ne suis pas perdu sous mon gras.
    Il est mon compagnon, ma sensualité, mon hyperbole.
    Il est mon rire, mes plaisirs, mon ouverture.


    Je marche dans la ville, je suis mon reflet dans les vitrines, je suis le regard des passants, je suis dans la ville.
    J'ai les cheveux longs, joliment bouclés, un maquillage soigné, une robe rouge à poids blanc et des leggings de merde. On me dévisage avec gêne, pitié ou dégoût, je baisse les yeux. Mes pieds sont magnifiques, potelés et délicats dans leurs escarpins vermillons.
    J’entends les passants qui chuchotent, ricanent. Ils me méprisent : je suis fainéante, malade, ils ne comprennent pas, me condamnent. Je leur fais peur, les écœure. 


    Je m'appelle Olivia, j'ai 22 ans, 35 ou 50, je vis à Paris, Marseille ou Lyon. Je suis une femme et je ne me justifierai pas sur mon poids, je ne m’excuserai pas. Ce soir, je balance mes leggings moches et je les remplace par des jarretières en dentelles. Cet été, je porterai un maillot de bain deux pièces, parce que j’aime la sensation du soleil sur ma peau. J’exposerai mon ventre, mes cuisses, mes bras, mon dos à la vue de tous. J’irai jouer les baleines qui batifolent dans la mer.


    Alors Elle, Cosmo, Grazia, Madame Machin, et les passants, j’ai juste une chose à vous dire. 
    Allez vous faire foutre, merci !


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  • En lutte avec son corpsCélestine à tendance à se juger et rarement avec bienveillance. Son corps est placé sous haute surveillance, son assiette est sous contrôle, et la moindre parcelle de son corps est passé au crible de son Big Brother intérieur. Elle développe une énergie phénoménale pour réduire l’écart entre son corps fantasmé, et celui bien réel qu’elle voit dans le miroir.

    Elle se focalise sur ses « défauts » ne voit pas ses « qualités ». Elle veut maîtriser son image et ne pense pas du tout à ses besoins corporels. Elle dicte à son corps des lois en accord avec les standards de beauté, se privant d’office de toutes les sensations agréables. Elle pense son corps, plus qu’elle ne le ressent. Elle en a une vision morcelée.

    Et vous, vous en êtes où avec votre corps ?

    Vous examinez-vous aussi avec autant de dureté ? Vous dites-vous que votre corps est un frein à l’expression de votre vie ? Vous êtes-vous déjà empêché de faire quelque chose que vous aviez envie de faire à cause d’un détail qui clochait ? Oui ?

    Et si vous pouviez privilégier l’être plutôt que le paraître ? Et s’il était possible de vous aimer tels que vous êtes avec tous ces petits trucs qui clochent ? Et si vous aviez suffisamment d’amour envers vous, pour faire fi du regard d’autrui ?

    Considérer son corps avec bienveillance semble pour beaucoup impossible. Nos corps sont soumis sans arrêts à des jugements et s’y soustraire nous paraît utopique. En fait, c’est possible. Je ne vous raconterai pas qu’en 3 points et en dix jours vous ne vous verrez plus comme avant. Si c’était si simple, tout le monde l’aurait déjà fait. C’est un processus, un chemin, parfois difficile, parfois joyeux, et si vous êtes décidé à le prendre, c'est une belle histoire d'amour avec vous qui commence.


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  • Le « body positive » Mais qu'est ce donc ?Le « body positive », c'est apprendre à aimer notre corps, même s’il est très loin des standards. C’est cesser de dire que son corps est imparfait. La perfection n’existe pas. La perfection est Photoshop, la perfection est un concept qui nous frustre et nous pousse à consommer. La perfection est une astuce commerciale.

    Bon, et bien il y a du boulot. Se détacher de ce qu’on a appris depuis notre plus jeune âge est un travail quotidien, Mais c’est l’assurance de vivre mieux, plus heureux.

    Mais le « body positive » ne s’arrête pas là. Il ne se contente pas de s’aimer soi-même. C’est aussi apprendre à aimer les autres comme ils sont. Cesser de juger, de vouloir faire rentrer les autres dans des cases. C’est autoriser l’autre à avoir un gout différent du sien.

    Le « body positive », c’est réaliser qu’en autorisant les autres à faire ce qu’ils veulent de leur corps, on se l’autorise à soi même et vice versa. C’est poser un regard bienveillant, sur soi, sur autrui. Laisser émerger la vie dans sa diversité. S’autoriser et autoriser les autres à exister.

    Ça fait un peu peur dit comme ça, mais c’est merveilleux. C’est le début d’un monde ou chacun peut exister, côte à côte. C’est l’idée qu’il y a de la place au bonheur pour tout le monde.

    Le tout est supérieur à la somme des parties :

    Il est socialement toléré, que dis-je, il est même encouragé, d’évaluer et commenter le corps des femmes. Elles sont envisagées par le biais de ce regard qui les réduit à leur corps, ou même à des parties de leur corps. Ce regard se manifeste de différente manière. Bien sur sous forme de harcèlement sexuel, dans la rue, au boulot, mais aussi par des commentaire sur leur physique et des remarques sur leur façon de s’habiller. Les hommes ne sont pas les seuls à s’y autoriser. Les femmes se regardent et se jugent entre elles et elles-mêmes. Tout le monde juge le corps des femmes. Leur corps de la femme est une sorte d’objet public que tout le monde s’autorise a juger, comme s’il n’appartenait à personne, comme s’il était détaché d’une personé, voire que la personne n’existait pas.

    Mais il ne s’agit pas seulement de commentaires neutres ou désagréables. Si on aime bien recevoir des compliments, il faut savoir qu’ils ont des effets pervers. Être soumis à ces évaluations, même positives, renforce le sentiment d’être un objet sexuel. Les compliments poussent les femmes à se surveiller encore plus attentivement. Ils renforcent leur sentiment d’insatisfaction vis à vis de leur apparence. Ils entretiennent la pression sociale sur le corps, leur rappelant que leur physique est sans arrêt soumis à évaluation. Ils entretiennent le sentiment de ne pas s’appartenir.

    Je vous entends vous récrier, « ha ! Mais si on ne peut plus faire de compliments ! » Ben si, on peut toujours faire des compliments. Mais est-on seulement obligés de complimenter le physique ? Il n’y a donc que ça de remarquable chez une femme ? Quand vous arrivez au boulot et que vous croisez votre collègue masculin, vous exclamez-vous d’un ton léger : « Hum ! Joli ce petit pantalon, il te met bien en valeur ! » « Tu ne devrais porter plus souvent ce genre de chemise, t’es très sexy. » « On sent que c’est l’été, les manches raccourcissent ! » Oui, ça fait bizarre, hein ! Les compliments en soi ne sont pas un problème. Ce qui est néfaste, c’est que tout le temps, tout le monde se permette de juger l’apparence des femmes.

    Et ce n’est pas sans conséquence. Ca induit « l’auto-objectivation », c’est à dire le fait d’adopter un regard extérieur sur son propre corps. Nous nous morcelons, et au lieu de nous considérer comme des êtres humains à part entière, nous ne nous voyons nous même que comme des morceaux, bouche, ventre, poitrine, fesses. Ce morcellement crée notamment un sentiment de honte vis-à-vis de son corps, un dégoût de soi.

    Il est important de comprendre que nous n’avons pas à nous soumettre à ces regards. Peut être que la première étape sur le chemin du body positive, c’est de cesser de nous penser corps, et commencer à penser bienêtre.

    Soyons bienveillantes avec nous-mêmes, prenons soin de nous. Apportons nous du bonheur autrement qu’en parant notre corps. Trouvons des activités qui nous permettent de vivre notre corps de l’intérieur, de nous réunifier, comme la méditation ou le yoga. Prenons soin de nous autrement que par l’extérieur. Faison des choses qui nous font du bien. Théâtre, danse, chant… Soyons bienveillante envers nous. Ne cherchons pas la performance, soyons notre meilleure amie.


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  • La liste de mes imperfectionsEt si je tenais un journal ? Pas un cher journal, hier j'ai fait pipi à 9h32, un journal qui établirait la liste de mes imperfections. Ce ne serait pas non plus un journal de confessions. Ce serait un journal auquel tout le monde pourrait participer. Juste une astuce pour prendre conscience que nous nous ressemblons dans nos imperfections. Qu’elles nous unissent plus qu’elles ne nous divisent.

    Je sais pas vous, mais moi, j’ai tendance à me comparer. Pas pour me passer la crème dans le dos, non, plutôt pour me flageller durement. Pointer du doigt mes insuffisances, me faire mal, avec l’illusion que ça me servira de leçon. Je me dis :
    « Raoul est sûr de lui ! Il gère tellement mieux que moi. Je suis nulle ! Joséphine est tellement plus compétente, elle assure, elle ! Sur facebook, tous ces gens qui ont une vie si intéressante ! Alors que moi, ma vie, c’est de la merde !" Que ce soit dans mon travail ou ma vie personnelle, je me compare en me dévalorisant. Et puis, j'entends dire que, Bernadette trouve que j’ai vachement d’assurance, qu'Ursule m’admire et que Jojo me jalouse. WTF ?

    Je sais pas vous, mais moi, quand je dis ou fais une connerie, je me la repasse en boucle parfois des jours durant en me traitant de tous les noms. Je suis persuadée que les témoins ou les « victimes » de mes/ma bêtise.s m’en voudront toute leur vie, et que je serai bannie de tout groupe social jusqu’à la fin de la mienne… de vie.

    Je sais pas vous, mais moi, quand j’échoue, c’est tellement douloureux que je me mens un peu à moi-même en essayant de me faire croire que ce n'était pas tout à fait de ma faute, que les conditions étaient difficiles, que le jury était con, que le sol était trop glissant, que le terrain était lourd, que c'est la faute de la météo, que j’ai passé une mauvaise nuit à cause de mes voisins et que… bref, j’ai honte, c’est insoutenable, alors je rejette mes erreurs sur « les autres ». Une voix en moi me dit que si j’arrivais à observer ce que j’ai fait, sans jugement, j’en tirerais surement une leçon bénéfique pour la fois suivante. Mais non, j’ai trop mal, alors je pars en courant, espérant qu' il n’y ait pas de prochaines fois. Sans parler de toutes les fois où mes erreurs n'ont aucune conséquence et ne torturent que moi.


    Je sais pas vous, mais moi, si je prends 5 minutes pour y penser, je sais qu’on fait tous ça, à un moment ou à un autre. On se compare, on se dévalorise, on se déteste. Parfois même, on se vante bêtement pour se rassurer. Parfois, on juge les autres parce qu’il n’y a pas de raison de n’être méchant qu’avec soi-même. Mais on est tous dans la même galère.

    Le Bisounours qui est en moi me dit : « Et si on communiquait sur nos déboires, si on s’ouvrait sur nos craintes, sur ce que l’on veut cacher parce qu’on en a honte. Si on avouait qu’on n’est pas admirable ! Si on assumait de ne pas être génial, est-ce que ça n’aiderait à prendre du recul ? La vie c'est l'excellence ou la lose ? C’est pas si grave, de pas être irréprochable, après tout ! Si tout le monde acceptait de ne pas être mirifique, puisque personne ne l’est, est-ce que ça ne nous détendrait pas un peu le string ?

    Mon Bisounours est gentil. Ben oui, c’est un Bisounours, il n'a pas peur des aveux de faiblesses. Mais Fulgator, lui, il en a une sainte horreur. Fulgator, c’est celui qui est chargé de me défendre, ça le rend un peu parano, parfois. Mais il fait plutôt pas mal son job. Donc Fulgator, lui répond : « T’es pas un peu con, toi ? Tu veux tendre un bâton pour te faire battre ? Tu me fais le coup de l’autre joue, le truc du grand maso ? » Et Bisounours ne sait que répondre.
    Alors Great-Mama d’intervenir. (GM, c’est la « sage », celle qui sait. Elle, on l’écoute quand elle parle. On fait rarement ce qu’elle dit, mais en tout cas, on l’écoute. ) :
    - Merci Fulgator, mais tu fais erreur. Il s’agit de partage. Il s’agit d’arrêter de se faire peur et d’accueillir nos inquiétudes. Sont-elles douloureuses ? Pourquoi le sont elles ? Parce que nous nous jugeons férocement. Mais ne sommes nous pas tous des créatures imparfaites ?  (elle est classe, hein ?)
    Là, c’est Sarah qui se dresse et se drape, elle se drape toujours avant de parler. Sarah c'est à cause de Sarah Bernard, la tragédienne, qui se drape etc... bref.
    - C’est ça ! Vautrons-nous dans nos erreurs, tirons en de la vanité, pendant qu’on y est ! Et surtout imposons les aux autres ! C’est écœurant ! Une fulgurante douleur m'assaille a cette seule pensée. Honte ! Honte à vous ! Elle fait un autre tour de drap et elle se rassoit d’un air outré. Oui, elle en fait trop, je sais.

    La dessus Bisounours reprend la parole et ça n'en fini pas... j'ai une vie intérieure très riche. Mais n'en est-il pas de même pour tout le monde... ou à peu près... non ? Non. Ok. C'est pas grave.

    Bon, en gros, il ne s’agit pas de se satisfaire de nos mauvais côtés. Nos jalousies, nos peurs, ou nos colères, mais de les assumer en toute humilité, et surtout en toute bienveillance envers nous-même. Afin, de pouvoir, justement nous améliorer.

    Je sais pas vous, mais moi, j’en ai ras-le-bol de me maltraiter. Alors, la liste de mes imperfections, ce serait une façon de dire, aujourd’hui, j’ai merdé, demain, je ferai mieux. C’est cesser de tomber dans le jugement définitif, la menace de me jeter aux ordures si je ne suis pas… wait for it… parfaite.

    Tiens, je commence tout de suite. Aller, j'en choisis une. Pas obligé que ce soit quelque chose qui coûtera l'avenir de l'humanité. Ca peut être une toute petite chose qui  chagrine et que je vais me pardonner.  Je vais dire à quel moment j’ai merdé sans justification ni excuse. Je vais le dire et je vais l’accepter. Et je vais quand même continuer à me faire confiance et à m’aimer. Je continuerai de faire de mon mieux. Pas pour être parfaite, mais pour être moi, juste moi, parce que c’est déjà pas mal de réussir à être soi.
    Aujourd’hui, j’ai manqué d'écoute. Et vous, qu'allez vous vous pardonner aujourd'hui ?

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