• Hier est un rêve, demain une vision.Tic tac, tic tac, le temps s’écoule inexorablement, bientôt la fin des vacances. Aie ! y a comme une petite appréhension, là. Une gêne au fond de la gorge. Les exigences professionnelles et familiales vont revenir avec leur rythme infernal, on n’a pas envie !!! On voudrait que ce soit toujours les vacances.

    Mais aujourd’hui, on est encore en vacances ! Alors au lieu de se projeter dans un demain que nous refusons, concentrons nous sur maintenant, là, tout suite, à la seconde où vous lisez ces lignes. Sentez-vous l’air sur vos épaules, les bruits de la maisonnée, le rire qui s’échappe, peut être le ressac de la mer… Remarquez ! Tous vos muscles se détendent à l’instant.

    Goutez ses sensations intérieures comme la vie qui nous entoure. C’est, je crois, le seul moyen d’échapper au temps.

    Chaque instant est précieux, car ils filent, ils se succèdent et aucun d’entre eux ne se représentera. Et c’est dans l’instant, seconde après seconde, que nous sommes créateur de notre vie.

    C’est parfois angoissant de voir la vie défiler avec cette sensation d’inexorabilité. Être pris dans les montagnes russes, avec la crainte de nous réveiller trop tard. Se sentir impuissant, il faut bien aller au travail, aller chercher les enfants à l’école, les aider dans leurs devoirs, s’occuper de la maison, payer les factures.

    Alors je vous propose d’arrêter la machine. Stop ! Là, maintenant, respirez. Regardez, écoutez, ressentez. Ne faites que cela.

    "Vivre, c’est se reposer dans le présent." Proverbe indien

    Notre mental est parfois une machine infernale qui ne cherche qu’à s’échapper du présent. Quand nous croyons « réfléchir », bien souvent, nous ne faisons qu’imaginer des scénarios à notre vie future. « Si j’arrive en retard au travail, je vais me faire mal voir, déjà qu’Ernestine me déteste, ça ne va pas arranger les choses. Et puis il y a ce rapport que je n’arrive pas à finir, Hubert ne m’a toujours pas donné les références que j’attends ! Mais qu’est-ce qu’il fait…ça va encore me retomber dessus… » Nous dit notre voix intérieure alors que nous nous battons avec la fermeture éclair de Môminet qui se coince toujours quand on est pressés. Nous voilà dans un monde parallèle qui nous stresse par anticipation de ce qui n’arrivera peut-être jamais. L’instant présent est parfois désagréable, horripilant, inacceptable, il est comme il est. Ne le jugez pas, le jugement crée la tourmente. Cela vous permettra de relâcher la pression, de libérer votre énergie et votre créativité pour, s’il le faut, agir en conséquence, et débloquer cette fichue fermeture éclair.

    Bien sûr, pour fonctionner, nous avons besoin de notre mental, mais vient un moment où il prend le contrôle, et c’est là que s’installent la tristesse, la peur et la colère. Le rôle du mental est de comparer le passer et de faire des plans sur le futur, pour nous permettre d’agir. Il rappelle ce que nous savons déjà et nous propose les éventuelles conséquences de nos actions. Le mental est orienté négatif, car son rôle est de nous préserver. Il nous dit sans cesse « Attention ! » C’est effectivement utile, mais quand la machine s’emballe cela nous fait souffrir. Le mental est un peu « parano », sa devise pourrait être : « Ce n’est pas parce que je suis parano qu’ils ne sont pas tous après moi. » C’est remarquable, vous avez là un garde du corps zélé, prêt à tout pour vous défendre. Vous pouvez le remercier, il fait du bon boulot. Mais ce n’est pas lui qui commande. Lâché en roue libre, il est une entrave à notre bonheur. Tantôt les yeux rivés sur le passé en le ressassant, en nourrissant des regrets, des ressentiments, de la culpabilité, où en regrettant les moments heureux, tantôt braqués vers l’avenir en se projetant dans des situations catastrophiques ou réfugiés dans nos rêves, nous nous empêchons de profiter du présent, de la vie qui se présente à nous. Nous ne profitons pas de l’amour de notre enfant qui vient partager sa journée, du sourire de notre collègue, du regard reconnaissant de notre patron (si si, je vous jure, ça arrive), et nous refusons à notre entourage l’expression de notre amour, notre reconnaissance, notre joie. Notre vie s’écoule, laissant nos pensées nous « conduire » dans un ailleurs, car quoi que nous fassions, nous pensons, à l’instant d’après, ou à quelques souvenirs. Nous vivons dans les regrets du passé et la crainte de l’avenir. Nous « vivons » dans un univers d’illusion et pas dans la vraie vie !

    « Ce qui est passé, a fui ; ce que tu espères est absent ; mais le présent est à toi. »

    Proverbe arabe
    L’attente aussi, est un piège.

    Lorsque nous sommes dans l’attente, toutes nos pensées sont braquées sur elle, nous ne faisons rien, puisque nous attendons. Nous attendons en rouspétant, nous nous sentons bloqués, pris en otage.

    Nous passons bien trop de temps dans l’attente ; de résultats, d’une attitude, d’une réponse, de changement, frustrés de ne pas vivre ce que nous attendions, et nous passons à côté du moment présent. Si nous partons en voyage, nous sommes plus préoccupés par ce que nous allons découvrir une fois arrivés, plutôt qu’à profiter du chemin.

    « L’important, ce n’est pas la destination, mais le voyage en lui-même »
    Robert Louis Stevenson

    Comment sortir de notre mental ?

    C’est très simple, vous pouvez même commencer maintenant. Soyez attentifs a ce qui se passe autour de vous, les bruits, les odeurs, mais aussi a ce qui se passe en vous ; vos schémas de pensée, vos émotions. Soyez témoins de votre mental en action. Soyez un témoins bienveillant, ne jugez pas, n’interprétez pas, ne condamnez pas, sinon cela veut dire que votre mental vous a pris à revers.

    À ce moment-là, vous sentirez une autre forme de présence au monde. Cette présence-là, c’est la réalité. Ensuite, ce n’est qu’une question d’entrainement.

    Bonne journée, profitez bien.


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