• Le « body positive » Mais qu'est ce donc ?

    Le « body positive » Mais qu'est ce donc ?Le « body positive », c'est apprendre à aimer notre corps, même s’il est très loin des standards. C’est cesser de dire que son corps est imparfait. La perfection n’existe pas. La perfection est Photoshop, la perfection est un concept qui nous frustre et nous pousse à consommer. La perfection est une astuce commerciale.

    Bon, et bien il y a du boulot. Se détacher de ce qu’on a appris depuis notre plus jeune âge est un travail quotidien, Mais c’est l’assurance de vivre mieux, plus heureux.

    Mais le « body positive » ne s’arrête pas là. Il ne se contente pas de s’aimer soi-même. C’est aussi apprendre à aimer les autres comme ils sont. Cesser de juger, de vouloir faire rentrer les autres dans des cases. C’est autoriser l’autre à avoir un gout différent du sien.

    Le « body positive », c’est réaliser qu’en autorisant les autres à faire ce qu’ils veulent de leur corps, on se l’autorise à soi même et vice versa. C’est poser un regard bienveillant, sur soi, sur autrui. Laisser émerger la vie dans sa diversité. S’autoriser et autoriser les autres à exister.

    Ça fait un peu peur dit comme ça, mais c’est merveilleux. C’est le début d’un monde ou chacun peut exister, côte à côte. C’est l’idée qu’il y a de la place au bonheur pour tout le monde.

    Le tout est supérieur à la somme des parties :

    Il est socialement toléré, que dis-je, il est même encouragé, d’évaluer et commenter le corps des femmes. Elles sont envisagées par le biais de ce regard qui les réduit à leur corps, ou même à des parties de leur corps. Ce regard se manifeste de différente manière. Bien sur sous forme de harcèlement sexuel, dans la rue, au boulot, mais aussi par des commentaire sur leur physique et des remarques sur leur façon de s’habiller. Les hommes ne sont pas les seuls à s’y autoriser. Les femmes se regardent et se jugent entre elles et elles-mêmes. Tout le monde juge le corps des femmes. Leur corps de la femme est une sorte d’objet public que tout le monde s’autorise a juger, comme s’il n’appartenait à personne, comme s’il était détaché d’une personé, voire que la personne n’existait pas.

    Mais il ne s’agit pas seulement de commentaires neutres ou désagréables. Si on aime bien recevoir des compliments, il faut savoir qu’ils ont des effets pervers. Être soumis à ces évaluations, même positives, renforce le sentiment d’être un objet sexuel. Les compliments poussent les femmes à se surveiller encore plus attentivement. Ils renforcent leur sentiment d’insatisfaction vis à vis de leur apparence. Ils entretiennent la pression sociale sur le corps, leur rappelant que leur physique est sans arrêt soumis à évaluation. Ils entretiennent le sentiment de ne pas s’appartenir.

    Je vous entends vous récrier, « ha ! Mais si on ne peut plus faire de compliments ! » Ben si, on peut toujours faire des compliments. Mais est-on seulement obligés de complimenter le physique ? Il n’y a donc que ça de remarquable chez une femme ? Quand vous arrivez au boulot et que vous croisez votre collègue masculin, vous exclamez-vous d’un ton léger : « Hum ! Joli ce petit pantalon, il te met bien en valeur ! » « Tu ne devrais porter plus souvent ce genre de chemise, t’es très sexy. » « On sent que c’est l’été, les manches raccourcissent ! » Oui, ça fait bizarre, hein ! Les compliments en soi ne sont pas un problème. Ce qui est néfaste, c’est que tout le temps, tout le monde se permette de juger l’apparence des femmes.

    Et ce n’est pas sans conséquence. Ca induit « l’auto-objectivation », c’est à dire le fait d’adopter un regard extérieur sur son propre corps. Nous nous morcelons, et au lieu de nous considérer comme des êtres humains à part entière, nous ne nous voyons nous même que comme des morceaux, bouche, ventre, poitrine, fesses. Ce morcellement crée notamment un sentiment de honte vis-à-vis de son corps, un dégoût de soi.

    Il est important de comprendre que nous n’avons pas à nous soumettre à ces regards. Peut être que la première étape sur le chemin du body positive, c’est de cesser de nous penser corps, et commencer à penser bienêtre.

    Soyons bienveillantes avec nous-mêmes, prenons soin de nous. Apportons nous du bonheur autrement qu’en parant notre corps. Trouvons des activités qui nous permettent de vivre notre corps de l’intérieur, de nous réunifier, comme la méditation ou le yoga. Prenons soin de nous autrement que par l’extérieur. Faison des choses qui nous font du bien. Théâtre, danse, chant… Soyons bienveillante envers nous. Ne cherchons pas la performance, soyons notre meilleure amie.


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