• Quai de gare

    Ils sont sur le quai de la gare. Il vient juste de descendre du train. Il est là, planté droit devant elle. Ils se regardent dans les yeux. Elle ne parle pas, elle le regarde. Ses yeux, d’abord, cachés derrière ses lunettes, ses yeux qui parlent certainement plus qu’il ne le voudrait. Ses yeux bleus derrière ses lunettes à monture noire, sévère. Sa bouche, enfouie dans sa barbe. Ses lèvres qu’elle a envie de manger. Elle voudrais s’y agripper à cette barbe et plonger sa langue dans sa bouche. Elle n’ose pas le quitter des yeux pour regarder son corps camouflé par une veste trop épaisse. Mais elle sait qu’il lui plait, elle a le souvenir de sa peau encore.

    - Ben, tu ne dis pas bonjour ? Demande t il, moqueur.

    Avant qu’elle ne finisse de bafouiller, il lui lèche les lèvres. Cela suffit à déclencher chez elle une espèce de frénésie. Elle suffoque un instant sous l’effet de surprise, puis elle se propulse contre lui. Elle ne se freine pas. Il est en mesure d’encaisser le choc. Elle parvient tout de même à le déstabiliser. Il recule de deux pas. Elle lui a pris la tête dans ses mains, elle le dévore.  Il la prend dans ses bras. Une main dans le dos, l’autre sur ses fesses, entre ses cuisses, la portant jusqu'à ce qu’un obstacle les arrête. C’est un panneau publicitaire vantant les mérites d’un médicament anti-stress qui en fait les frais. Elle s’y cogne la tête. Il l’a maintient en l’air par la pression de son corps. Maintenant c’est lui qui la dévore, et d’une main sure, il soulève sa jupe, passe par dessus les collants, et plonge. Elle a pris soin de ne pas mettre de culotte pour lui faciliter le passage. Ses doigts glissent en elle avec tant de facilité, elle est chaude et humide, il l’a fouille doucement, elle gémis, cherchant sans succès, un accès à la chaleur de sa peau.

    Il l’a repose. Ils se regardent, haletants. C’est la troisième fois qu’ils se voient en 5 mois. A chaque fois, l’univers bascule, plus rien ne compte, le temps s’arrête. Cette fois encore, rien ne compte à part la brulure du désir.

    Ils se regardent, ils se sourient.

    - Suis moi. Dit-elle.

    Dans les dédales du métro, ils n’échangent que peu de regards, encore moins de mots. Parfois elle l’observe quand il regarde ailleurs, parfois c’est lui. Ils font tous deux semblant de ne pas s’en apercevoir, se laisser observer, plutôt que se livrer. Quand ils arrivent à la porte d’un immeuble, il l’interroge.

    - Où m’emmènes tu ?

    - Chez une amie. Tu verras, c’est sympa chez elle.

    Le clic de la porte se fait entendre, elle appuie de tout son corps. La porte s’ouvre sur une cour intérieure arborée, puis une autre porte, un escalier.

    - 6 ème étage sans ascenseur. Ca va ?

    - Oui ! je devrais m’en sortir.

    Arrivée en haut, elle profite de devoir chercher les clés pour reprendre son souffle. Il l’a regarde, attendri.

    - Ca va ? demande t il amusé.

    - Oui, je devrais m’en sortir, répond elle en ouvrant la porte.

    Devant ses yeux qui s'arrondissent elle sourit.

    - Oui, je sais, c’est un peu particulier. Un loft de 50 m2. Elle vie seule ici.

    Il n’y a aucune cloison. Répartis dans l’unique pièce, le salon, la cuisine, la chambre, la salle de bain et… les wc. Il regarde chaque élément et sans la regarder,

    - Déshabille toi, ordonne t il.

    Elle s’exécute, tremblante de désir. Il récupère ses habits, les mets dans son sac et la prenant par le menton, lui dit doucement.

    - Maintenant, et ce durant les trois jours qui viennent, tu m’appartiens. Je te veux disponible et offerte à tout moment. Pendant ton sommeil, que tu fasses à manger, ou que tu regardes la télé, si je te veux, je te prends. Et n’espère pas te dérober quand tu vas aux toilettes. Tu ne m’échapperas pas. Je pourrai te regarder pisser, ou mettre ma queue dans ta bouche. Tu as compris ?

    - Oui

    - Tu es d’accord avec ça ?

    - Oui.

    Il lui lèche la bouche avant de la lâcher.

    Alors elle s'éloigne, se penche en avant, lentement, pour ramasser une poussière imaginanire sur une chaise, lui offrant la vue de son cul tendue. Puis, se redressant, elle écarte les jambes, pose ses mains sur ses fesses et sans le regarder lui dit : Déshabille toi. 

    Il obtempère, tendu de désir. Elle revient vers lui, récupère ses vêtements et les range dans son sac. Elle se colle à lui couchant son sexe en érection contre son ventre chaud, écrasant ses seins contre son torse et, le regardant droit dans les yeux :

    - Maintenant, et ce durant les trois jours qui viennent, tu m’appartiens. Je te veux disponible et toujours prêt. Pendant ton sommeil, que tu fasses à manger, ou que tu regardes la télé, si je te veux, je te prends. Et n’espère pas te dérober quand tu vas aux toilettes. Tu ne m’échapperas pas. Je pourrai te regarder pisser, ou mettre ma chatte dans ta bouche. Tu as compris ?

    - Oui

    - Tu es d’accords avec ça ?

    - Oui. 

     


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