• En lutte avec son corpsCélestine à tendance à se juger et rarement avec bienveillance. Son corps est placé sous haute surveillance, son assiette est sous contrôle, et la moindre parcelle de son corps est passé au crible de son Big Brother intérieur. Elle développe une énergie phénoménale pour réduire l’écart entre son corps fantasmé, et celui bien réel qu’elle voit dans le miroir.

    Elle se focalise sur ses « défauts » ne voit pas ses « qualités ». Elle veut maîtriser son image et ne pense pas du tout à ses besoins corporels. Elle dicte à son corps des lois en accord avec les standards de beauté, se privant d’office de toutes les sensations agréables. Elle pense son corps, plus qu’elle ne le ressent. Elle en a une vision morcelée.

    Et vous, vous en êtes où avec votre corps ?

    Vous examinez-vous aussi avec autant de dureté ? Vous dites-vous que votre corps est un frein à l’expression de votre vie ? Vous êtes-vous déjà empêché de faire quelque chose que vous aviez envie de faire à cause d’un détail qui clochait ? Oui ?

    Et si vous pouviez privilégier l’être plutôt que le paraître ? Et s’il était possible de vous aimer tels que vous êtes avec tous ces petits trucs qui clochent ? Et si vous aviez suffisamment d’amour envers vous, pour faire fi du regard d’autrui ?

    Considérer son corps avec bienveillance semble pour beaucoup impossible. Nos corps sont soumis sans arrêts à des jugements et s’y soustraire nous paraît utopique. En fait, c’est possible. Je ne vous raconterai pas qu’en 3 points et en dix jours vous ne vous verrez plus comme avant. Si c’était si simple, tout le monde l’aurait déjà fait. C’est un processus, un chemin, parfois difficile, parfois joyeux, et si vous êtes décidé à le prendre, c'est une belle histoire d'amour avec vous qui commence.


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  • Le « body positive » Mais qu'est ce donc ?Le « body positive », c'est apprendre à aimer notre corps, même s’il est très loin des standards. C’est cesser de dire que son corps est imparfait. La perfection n’existe pas. La perfection est Photoshop, la perfection est un concept qui nous frustre et nous pousse à consommer. La perfection est une astuce commerciale.

    Bon, et bien il y a du boulot. Se détacher de ce qu’on a appris depuis notre plus jeune âge est un travail quotidien, Mais c’est l’assurance de vivre mieux, plus heureux.

    Mais le « body positive » ne s’arrête pas là. Il ne se contente pas de s’aimer soi-même. C’est aussi apprendre à aimer les autres comme ils sont. Cesser de juger, de vouloir faire rentrer les autres dans des cases. C’est autoriser l’autre à avoir un gout différent du sien.

    Le « body positive », c’est réaliser qu’en autorisant les autres à faire ce qu’ils veulent de leur corps, on se l’autorise à soi même et vice versa. C’est poser un regard bienveillant, sur soi, sur autrui. Laisser émerger la vie dans sa diversité. S’autoriser et autoriser les autres à exister.

    Ça fait un peu peur dit comme ça, mais c’est merveilleux. C’est le début d’un monde ou chacun peut exister, côte à côte. C’est l’idée qu’il y a de la place au bonheur pour tout le monde.

    Le tout est supérieur à la somme des parties :

    Il est socialement toléré, que dis-je, il est même encouragé, d’évaluer et commenter le corps des femmes. Elles sont envisagées par le biais de ce regard qui les réduit à leur corps, ou même à des parties de leur corps. Ce regard se manifeste de différente manière. Bien sur sous forme de harcèlement sexuel, dans la rue, au boulot, mais aussi par des commentaire sur leur physique et des remarques sur leur façon de s’habiller. Les hommes ne sont pas les seuls à s’y autoriser. Les femmes se regardent et se jugent entre elles et elles-mêmes. Tout le monde juge le corps des femmes. Leur corps de la femme est une sorte d’objet public que tout le monde s’autorise a juger, comme s’il n’appartenait à personne, comme s’il était détaché d’une personé, voire que la personne n’existait pas.

    Mais il ne s’agit pas seulement de commentaires neutres ou désagréables. Si on aime bien recevoir des compliments, il faut savoir qu’ils ont des effets pervers. Être soumis à ces évaluations, même positives, renforce le sentiment d’être un objet sexuel. Les compliments poussent les femmes à se surveiller encore plus attentivement. Ils renforcent leur sentiment d’insatisfaction vis à vis de leur apparence. Ils entretiennent la pression sociale sur le corps, leur rappelant que leur physique est sans arrêt soumis à évaluation. Ils entretiennent le sentiment de ne pas s’appartenir.

    Je vous entends vous récrier, « ha ! Mais si on ne peut plus faire de compliments ! » Ben si, on peut toujours faire des compliments. Mais est-on seulement obligés de complimenter le physique ? Il n’y a donc que ça de remarquable chez une femme ? Quand vous arrivez au boulot et que vous croisez votre collègue masculin, vous exclamez-vous d’un ton léger : « Hum ! Joli ce petit pantalon, il te met bien en valeur ! » « Tu ne devrais porter plus souvent ce genre de chemise, t’es très sexy. » « On sent que c’est l’été, les manches raccourcissent ! » Oui, ça fait bizarre, hein ! Les compliments en soi ne sont pas un problème. Ce qui est néfaste, c’est que tout le temps, tout le monde se permette de juger l’apparence des femmes.

    Et ce n’est pas sans conséquence. Ca induit « l’auto-objectivation », c’est à dire le fait d’adopter un regard extérieur sur son propre corps. Nous nous morcelons, et au lieu de nous considérer comme des êtres humains à part entière, nous ne nous voyons nous même que comme des morceaux, bouche, ventre, poitrine, fesses. Ce morcellement crée notamment un sentiment de honte vis-à-vis de son corps, un dégoût de soi.

    Il est important de comprendre que nous n’avons pas à nous soumettre à ces regards. Peut être que la première étape sur le chemin du body positive, c’est de cesser de nous penser corps, et commencer à penser bienêtre.

    Soyons bienveillantes avec nous-mêmes, prenons soin de nous. Apportons nous du bonheur autrement qu’en parant notre corps. Trouvons des activités qui nous permettent de vivre notre corps de l’intérieur, de nous réunifier, comme la méditation ou le yoga. Prenons soin de nous autrement que par l’extérieur. Faison des choses qui nous font du bien. Théâtre, danse, chant… Soyons bienveillante envers nous. Ne cherchons pas la performance, soyons notre meilleure amie.


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  • J’ai 50 ans, 50 ans et des poussières. J’ai 50 ans et un paquet de poussière sous le tapis. Je me regarde dans la glace, qui suis-je ? Qui sommes-nous ? Laquelle d’entre nous ? La mère, la fille, la femme, l’enfant, la sage, l’aimante ? Être désiré désirante ? J’ai 50 ans devant la glace avec cette courbe, là, cette flétrissure, ici, ce sillon, et cette fissure sur le contour de ma bouche. Je me souviens de qui j’étais. Où suis-je ? Là, au fond de ma pupille, partout devenue, passée, dépassée, décotée. Suis-je ou ne suis-je plus ? Je regarde mon corps un peu usé, abimé par les coups, adoucit, arrondit, contre point du cœur affermit, de la conscience aiguisée.

    Je me regarde et je n’ose encore me l’avouer, le dire à voix haute ou y croire tout à fait. Je m’aime, j’aime mon corps. Je le parcours des yeux et je dis adieu à une jeunesse bien trop prisée. Je caresse et je souris tendrement aux marques qui sont autant de pierres blanches d’une vie vécue, sans économie.

    Je me regarde si imparfaite et si vivante courant à petits pas vers une mort certaine. Je lui ai demandé de m’attendre, de patienter jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de place au coin de mes yeux pour de nouvelles griffures. Je lui ai dit d’attendre que mon ventre se boursouffle et que mes jambes flagellent, que mon dos s’arrondisse et que je sois vraiment trop vieille. Mais pas avant. Juste le temps de découvrir ce qui se cache derrière le paravent de la jeunesse. Juste le temps d’en jouir, juste le temps de m’en lasser. Alors je viendrai me reposer dans ses bras, mais pas avant.

     


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  • La liste de mes imperfectionsEt si je tenais un journal ? Pas un cher journal, hier j'ai fait pipi à 9h32, un journal qui établirait la liste de mes imperfections. Ce ne serait pas non plus un journal de confessions. Ce serait un journal auquel tout le monde pourrait participer. Juste une astuce pour prendre conscience que nous nous ressemblons dans nos imperfections. Qu’elles nous unissent plus qu’elles ne nous divisent.

    Je sais pas vous, mais moi, j’ai tendance à me comparer. Pas pour me passer la crème dans le dos, non, plutôt pour me flageller durement. Pointer du doigt mes insuffisances, me faire mal, avec l’illusion que ça me servira de leçon. Je me dis :
    « Raoul est sûr de lui ! Il gère tellement mieux que moi. Je suis nulle ! Joséphine est tellement plus compétente, elle assure, elle ! Sur facebook, tous ces gens qui ont une vie si intéressante ! Alors que moi, ma vie, c’est de la merde !" Que ce soit dans mon travail ou ma vie personnelle, je me compare en me dévalorisant. Et puis, j'entends dire que, Bernadette trouve que j’ai vachement d’assurance, qu'Ursule m’admire et que Jojo me jalouse. WTF ?

    Je sais pas vous, mais moi, quand je dis ou fais une connerie, je me la repasse en boucle parfois des jours durant en me traitant de tous les noms. Je suis persuadée que les témoins ou les « victimes » de mes/ma bêtise.s m’en voudront toute leur vie, et que je serai bannie de tout groupe social jusqu’à la fin de la mienne… de vie.

    Je sais pas vous, mais moi, quand j’échoue, c’est tellement douloureux que je me mens un peu à moi-même en essayant de me faire croire que ce n'était pas tout à fait de ma faute, que les conditions étaient difficiles, que le jury était con, que le sol était trop glissant, que le terrain était lourd, que c'est la faute de la météo, que j’ai passé une mauvaise nuit à cause de mes voisins et que… bref, j’ai honte, c’est insoutenable, alors je rejette mes erreurs sur « les autres ». Une voix en moi me dit que si j’arrivais à observer ce que j’ai fait, sans jugement, j’en tirerais surement une leçon bénéfique pour la fois suivante. Mais non, j’ai trop mal, alors je pars en courant, espérant qu' il n’y ait pas de prochaines fois. Sans parler de toutes les fois où mes erreurs n'ont aucune conséquence et ne torturent que moi.


    Je sais pas vous, mais moi, si je prends 5 minutes pour y penser, je sais qu’on fait tous ça, à un moment ou à un autre. On se compare, on se dévalorise, on se déteste. Parfois même, on se vante bêtement pour se rassurer. Parfois, on juge les autres parce qu’il n’y a pas de raison de n’être méchant qu’avec soi-même. Mais on est tous dans la même galère.

    Le Bisounours qui est en moi me dit : « Et si on communiquait sur nos déboires, si on s’ouvrait sur nos craintes, sur ce que l’on veut cacher parce qu’on en a honte. Si on avouait qu’on n’est pas admirable ! Si on assumait de ne pas être génial, est-ce que ça n’aiderait à prendre du recul ? La vie c'est l'excellence ou la lose ? C’est pas si grave, de pas être irréprochable, après tout ! Si tout le monde acceptait de ne pas être mirifique, puisque personne ne l’est, est-ce que ça ne nous détendrait pas un peu le string ?

    Mon Bisounours est gentil. Ben oui, c’est un Bisounours, il n'a pas peur des aveux de faiblesses. Mais Fulgator, lui, il en a une sainte horreur. Fulgator, c’est celui qui est chargé de me défendre, ça le rend un peu parano, parfois. Mais il fait plutôt pas mal son job. Donc Fulgator, lui répond : « T’es pas un peu con, toi ? Tu veux tendre un bâton pour te faire battre ? Tu me fais le coup de l’autre joue, le truc du grand maso ? » Et Bisounours ne sait que répondre.
    Alors Great-Mama d’intervenir. (GM, c’est la « sage », celle qui sait. Elle, on l’écoute quand elle parle. On fait rarement ce qu’elle dit, mais en tout cas, on l’écoute. ) :
    - Merci Fulgator, mais tu fais erreur. Il s’agit de partage. Il s’agit d’arrêter de se faire peur et d’accueillir nos inquiétudes. Sont-elles douloureuses ? Pourquoi le sont elles ? Parce que nous nous jugeons férocement. Mais ne sommes nous pas tous des créatures imparfaites ?  (elle est classe, hein ?)
    Là, c’est Sarah qui se dresse et se drape, elle se drape toujours avant de parler. Sarah c'est à cause de Sarah Bernard, la tragédienne, qui se drape etc... bref.
    - C’est ça ! Vautrons-nous dans nos erreurs, tirons en de la vanité, pendant qu’on y est ! Et surtout imposons les aux autres ! C’est écœurant ! Une fulgurante douleur m'assaille a cette seule pensée. Honte ! Honte à vous ! Elle fait un autre tour de drap et elle se rassoit d’un air outré. Oui, elle en fait trop, je sais.

    La dessus Bisounours reprend la parole et ça n'en fini pas... j'ai une vie intérieure très riche. Mais n'en est-il pas de même pour tout le monde... ou à peu près... non ? Non. Ok. C'est pas grave.

    Bon, en gros, il ne s’agit pas de se satisfaire de nos mauvais côtés. Nos jalousies, nos peurs, ou nos colères, mais de les assumer en toute humilité, et surtout en toute bienveillance envers nous-même. Afin, de pouvoir, justement nous améliorer.

    Je sais pas vous, mais moi, j’en ai ras-le-bol de me maltraiter. Alors, la liste de mes imperfections, ce serait une façon de dire, aujourd’hui, j’ai merdé, demain, je ferai mieux. C’est cesser de tomber dans le jugement définitif, la menace de me jeter aux ordures si je ne suis pas… wait for it… parfaite.

    Tiens, je commence tout de suite. Aller, j'en choisis une. Pas obligé que ce soit quelque chose qui coûtera l'avenir de l'humanité. Ca peut être une toute petite chose qui  chagrine et que je vais me pardonner.  Je vais dire à quel moment j’ai merdé sans justification ni excuse. Je vais le dire et je vais l’accepter. Et je vais quand même continuer à me faire confiance et à m’aimer. Je continuerai de faire de mon mieux. Pas pour être parfaite, mais pour être moi, juste moi, parce que c’est déjà pas mal de réussir à être soi.
    Aujourd’hui, j’ai manqué d'écoute. Et vous, qu'allez vous vous pardonner aujourd'hui ?

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  • Au vu du nombre incalculable de likes et de commentaires dithyrambiques sur mon précédent post, je me sens obligée de continuer ce guide que vous réclamez toutes à corps et à cris.

     

    Sans blague, vous avez l’air d’en avoir globalement rien à battre. M’en fou, j’écris pour les 14 personnes qui ont liké, dont 12 qui l’on fait parce qu’elles m’aiment bien ou/et on eu pitié.

     

    Chapitre 2 :

    Se connaître, s'aimer, se respecter

     

    Parce qu’il est, il me semble illusoire de prétendre s’aimer sans se connaître et que le respect de soi est une bonne façon de se témoigner de l’amour. Et comme le disent les phrases inspirantes sur fond joli de Google, si tu ne prends pas soin de toi, qui le fera ?

     

    Oui, nous sommes en 2017 et pour la première fois cette année, le clitoris sera représenté correctement dans les manuels scolaires. On croit rêver. On n’à plus qu’a attendre encore 40 ans pour que les médecins qui expliquent aux enfants comment leur corps fonctionne, ne représentent plus le sexe féminin par un simple trou, alors que le masculin, lui est complet.


    extrait de Quand ça va, quand ça va pas, par Michel Cymes
    animateur du Magazine de la santé et médecin — et publié aux Éditions Clochette.

     

    Voici donc un petit cours de rattrapage, pour celles qui n’ont pas vu la super vidéo avec Odile Buisson, qui explique bien tout. (pour celles qui savent, vous pouvez sauter ce chapitre) Attention, cours d’histoire. Ici, c’est du sérieux, ma brave dame !

     Le clitoris :

    Pendant l’antiquité, on pense (« on », comprenez « les hommes », les femmes n’ont pas le droit de penser, elles obéissent, c’est un boulot à plein temps) que les femmes ne peuvent pas faire de bébé sans plaisir. Les médecins préconisent donc la stimulation de la « zone ». (si seulement ça avait pu durer !) L’histoire ne tient que jusqu’au moyen-âge, (vous me direz, c’est déjà pas mal) ensuite on perd sa trace, à croire de le clito s’est fait la malle.

     

    Au XVe et XVIe siècle c’est un peu du n’importe quoi. L’Italien Ludovicus Bonnaciolus anatomiste de son état, décrit le clitoris et le compare au membre viril. Juste après lui André Vésale nie l’existence de « cette nouvelle et inutile partie » (parles pour toi mon coco, si tu sais pas y faire) et décrète que le clitoris est une malformation que l’on trouve seulement chez les hermaphrodites. (Ben tient, ou y a de la gêne y a pas de plaisir !) Pendant que l’anatomiste Charles Etienne le nomme «membre honteux» (rien que ça ! Mal baiseur, va !). Plus tard, Realdo Colombo successeur de Vésale, dit être le premier à décrire le clitoris et sa fonction.

     

    Extrait faisant référence à une «excroissance» :

     “C’est le siège principal du plaisir de la femme au cours de l’acte sexuel ; de telle manière que si non seulement vous le frottez avec votre pénis, comme si vous le touchez avec votre petit doigt, le plaisir provoque un jaillissement liquide dans toutes les directions, même si elles ne le veulent pas. Comme personne d’autre n’a jamais décrit cette excroissance ni son utilité, s’il m’est possible de nommer quelque chose que j’ai découvert, on devrait l’appeler l’amour ou la douceur de venus. Je ne peux exprimer combien je suis étonné que de remarquables anatomistes n’aient même pas détecté une chose si magnifique créée par un art si grand». (Le mec il a découvert une femme fontaine, et il ne s’en est pas remis.)

     

    Au 18 et au 19e siècle, on excise en Europe, soit disant pour lutter contre « l’hystérie » (maladie qui soit dit en passant, n’existe pas, n’a jamais existé), surtout pour empêcher l’onanisme, (se souiller les mains). Rappelons qu’en France, la pratique de l’excision n’est un crime que depuis 1983. Hé oui, pas de quoi être fier.

     

    En 1817, le docteur Tissot écrit un livre « L’onanisme » dissertation sur les maladies produites par la masturbation, où il décrit les effets secondaires. Ce n’est pas à piquer des vers !

    Extrait : « Après de longues pollutions nocturnes, non seulement les forces se perdent le corps maigri, le visage pâli, mais de plus la mémoire s’affaiblit, une sensation continuelle de froid saisit tous les membres, la vue s’obscurcit, la voix devient rauque, tout le corps se détruit peu à peu, le sommeil troublé par des rêves inquiétants ne répare point et on éprouve des douleurs semblables à celles qu’on ressent après qu’on a été meurtri par des coups. » C’est valable pour les deux sexes, mais si on ne songe pas à émasculer les garçons, on excise à qui mieux mieux.

     

    Freud en1920, écrit dans son «Introduction à la psychanalyse» que les petites filles éprouvent un désir inconscient de pénis (ha ba oui, tu penses !). Elles développent le plaisir clitoridien comme une compensation à ce «complexe du pénis». (Faut vraiment que le mec il se fasse une obsession de sa quéquette pour nous pondre un truc pareil) Il ajoute que la « vraie » féminité (parce que lui, inventeur de la psychanalyse, a décrété qu’il y avait des vraies et des fausses femmes) passe par le plaisir vaginal et qu’il faut supprimer le plaisir du clitoris. (Hé aller hop !) Sans aucune démarche scientifique, il affirme que le plaisir clitoridien est le fruit d’une névrose et que les femmes qui s’y adonnent sont immatures ou déviantes ! Faudrait surtout pas s’encombrer avec des démarches superflues. Faut dire que le bougre s’encombre rarement et publie régulièrement des articles contestables dans des revues médicales, des guérisons qui n’ont jamais existées. Mais je m’égare.

     

    Après ça, on ne peut pas s’étonner que des générations de femmes tentent de fuir le plaisir clitoridien pour se focaliser sur le soi-disant orgasme vaginal. Je dis « soit disant », parce que depuis, et seulement en 1998, on a découvert enfin l’anatomie réelle du clitoris qui est bien plus grands que ce petit bouton de rose dont parlent les poètes. Petit bouton qui, l’air de rien, possède 8000 terminaisons nerveuses, alors que le gland de Monsieur n’en possède que 4000. Bam bitch get out the way ! Alors qu’on ne vienne pas vous la faire avec les « T’es clitoridienne ou vaginale ? », parce que

     

    TOUS LES ORGASMES SONT CLITORIDIENS, ABSOLUMENT TOUS !

     

    La paroi du vagin étant très peu innervée, il ne risque pas de provoquer un quelconque orgasme. Si orgasme vaginal, c’est le clitoris qui est stimulé au travers les parois du vagin.

     

     

     

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