• Blotti dans mon lit, embarrassée de ma couette et de mes coussin, au chaud dans ma douce et triste solitude, je flâne fenêtre ouverte sur le monde au delà de Fb. Ma main se pose dans l’échancrure de mon sweat semi ouvert. La bretelle de ma nuisette vient de glisser, ma main la poursuit et s'égare avant de la retrouver.

    La douceur de ma peau sous mes doigts me rappelle que j'ai un corps. Immédiatement je le vois, je le sens, cet homme absent, l'homme rêvé contre qui me frotter. Le mec assez fort pour encaisser mes coups de tête, assez doux pour ne pas se laisser impressionner, assez dur pour y résister, assez grand pour ne pas la ramener. Le mec de mes rêves, ma complétude, l'indépendant attentionné, l'intellectuel détaché au corps âpre et doux.

    Je le hume au creux du cou, le lèche à la pointe de la clavicule, le pénètre en plein cœur. Et qu'il ne me fasse pas faux bond !

    Mon front contre sa poitrine, je force l'entrée. Qu'il m'ouvre les bras, m'entoure, me presse, m'écrase, me coupe le souffle. Qu'il me griffe de sa barbe ! Qu'il m’emprisonne le visage dans ses deux grandes paluches, si puissantes que je n'y peux rien, qu'il me désarme et dépose, léger, sa tendresse, sur mes paupières closes de rage.

    Qu'il mange mes lèvres quand je lui dévore la langue. Qu'il tire sur mes cheveux trop courts à me les rallonger, avant que mes dents se plantent sur son sein. Ma tignasse sera longue quand ma peine se sera tari, mais il n'aura ni cédé, ni pleuré, ni failli.

    Nous nous battrons. Il me jettera à terre, je le giflerai, sans craindre ses larmes. Nous nous rendons coups pour coups, côte à côte contre ma folie, ma désespérance. A force d'amour cinglant et de sagesse, nous en viendront à bout. Chaque matin, il me mènera à mon écheveau, chaque soir pansera mes plaies.

    Si je mérite un tel homme, qui s’attacherait juste parce que c'est moi. Alors j’essaierai de m'aimer, car si un tel homme m'aime, il me faudra le respecter assez pour  me respecter moi.

    En attendant, je vais rêver que je ne rêve pas et tacher d'être cet homme pour moi.

     

    Photo: Olivier Goirand

    Cia: HURyCAN
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  • Pourquoi ils ont voté FN ?Tout le monde se pose la question.  Comment, pourquoi on en est arrivés là ?

     

    Je ne suis analyste de rien, spécialiste que de ma petite personne, même si, à la veille de mes 50 ans, un spécialiste qui s’autorise à penser dans les mieux autorisés, qu’il sait ce qu’il pense m’a dit que j’étais « en progrès ». Je profite de cette tribune pour le remercier chaleureusement, grâce à lui, je vais dorénavant m’autoriser à penser et dispenser.

    Pourquoi le FN a récolté autant de votes ?

    - Ma première hypothèse de penseur autorisé, c’est qu’il y a beaucoup plus de cons qu’on ne le croit.
    Dans notre quotidien, nous ne fréquentons que des gens un peu comme nous, et même si nous croisons des cons tous les jours, on se garde bien de parler politique avec eux. Il faut privilégier l’harmonie, même de façade, au boulot, pendant les dîner de famille, au club de sport, etc. Ceux avec qui nous parlons politique ou « société », partagent à peu près les mêmes valeurs. On s’écharpe en toute amitié sur quelques détails, mais dans le fond, nos votes penchent du même coté. Quand on regarde des vidéos des réunions et meetings du FN, on se rend compte qu’il y a de fameux connards/connasses sur cette putain de terre, qu’on en connaît et qu’on les fuit. Je pense par exemple à un ex beau-père, qui, s’il ne votait pas FN, par mépris, jugeant ce parti trop vulgaire, se satisferait tout à fait d’un petit ravalement de façade. Je n'ai jamais parlé politique avec lui. Même si son fils avait quelques griefs, que je saute par dessus la table pour l'étrangler ou que je le traite de merde sans nom avant le dessert aurait eu des répercutions auxquelles je ne voulais pas faire face. Alors j'ai ravalé ma haine. Il y a malheureusement, beaucoup plus de gens que l’on ne croit qui pensent que les Arabes et les noirs ne sont pas tout à fait des êtres humains et qu’il faut les dresser ; que les homosexuels sont des pervers qu’il faut tuer, les féministes des hystériques qu’il faut mater à coup de bite et de baffes. Je passe, vous voyez l’idée. Il y a beaucoup plus de gens que l’on ne croit, qui pensent que si on ne s’en sort pas dans la vie, c’est parce qu’on le veut bien. Que la loi du plus fort est toujours la meilleure. Que si on veut, on peut, ya pas de fumée sans feu, qui vole un œuf vole un bœuf.

    Pour oublier qu’ils ne font pas partie des élites qu’ils défendent, ils tapent sur ceux qui en chient le plus, les minorités boucs émissaires. Détruire leur donne un sentiment de puissance qui compense le mépris d’eux-même. Ils adhèrent à un système de valeurs dont ils sont exclus, mais la nature humaine est faite de telle sorte qu’elle peut croire aux histoires qu’elle se raconte. C’est absurdement humain.

    Il y a les râleurs invétérés, ceux qui ont besoin de trouver un responsable et une solution rapide et facile à tous leurs problèmes. Ces personnes ont souvent la mémoire courte, ça facilite les choses. S’il fallait se souvenir de tous ceux qui nous ont enculés, faudrait pousser le raisonnement, c’est difficile et l’humain n’aime pas la difficulté. Donc ils ont voté à droite, mais comme la droite est décevante, ils ont voté à gauche mais comme la gauche est décevante ils ont voté à droite mais comme pendant 30 ans jusqu'à ce que ça devienne possible de voter FN. Si Mélenchon avait la force de frappe du FN, ils voteraient Mélanchon, ou vert, ou mon cul sur la commode.
    Ce qu’il y a de bien avec le FN, c’est qu’il n’a jamais été au pouvoir. Ou seulement dans des coins dont on a jamais vraiment entendu parler, ou pour faire des truc dont on se fout. Tous pourris, c’est facile à comprendre, et une solution qui n'a encore jamais été essayée : le FN. Après avoir tourné en rond pendant 30 ans, ils foncent dans le mur. Ils se félicitent d’avoir eu ce trait de génie.

    Il y a les désillusionnés revenchards. Ceux-là ont compris qu’il y avait quelque chose d’absurde dans le fait de voter à l’opposé de l’opposé de l’opposé. Mais comme ils ne sont pas allés plus loin que ce constat, et bien, ils se disent que au pire, voter FN, ça ne changera pas grand chose. Tous tous pourris. Au mieux, ils pourront se satisfaire de ne pas être de sous citoyens, comme tous ces cons qui ne se déplacent pas pour voter.

    Il y a aussi les dégueulasses, ceux qui fouillent les poches des morts et des miséreux, qui pensent qu’avec un parti aussi populiste, grossier, et sans complexe de leurs mesquineries et de leurs tares, pourront s’en mettre plein les fouilles. Le FN au pouvoir, personne ne leur reprochera d’être marchand de sommeil, trafiquant d’armes, et de casser du raton le samedi soir entre copains, après avoir violé quelques putes qui l’auront bien cherché. Quelle aubaine ! Qu’un parti aussi nauséabond ait toutes les chances de passer, ça vaut le coup de se lever le cul un dimanche d’hiver.

    Il y a les peureux. Vous savez les mêmes qui, (attention point Godwin en approche) au lieu de planquer les juifs les dénonçaient. Parce qu’on ne sait jamais, ces gens là, quoi qu’on en dise ne sont pas comme nous, et qu’il vont venir égorger nos filles et nos compagnes, ou nous foutre des bombes dans le cul ou nous arroser avec leurs kalash, même si ce ne sont que des bobos qui ont été touchés, n’empêche que moi, j’ai une cousine dont la collègue habite à Paris et que l’année dernière, elle est passée à Châtelet tout à côté de république que si ça se trouve, ça aurait pu être moi. Il y a un arabe dans mon immeuble qui ressemble vachement à l’autre-là, çui qui s’est enfuit, le belge. Oui, ce pays de pervers pédophile ! Que si ça se trouve, en plus, il l’est aussi. D’habitude, je ne vote pas aux régionales, mais là, quand même. C’est qu’il faut être citoyen. Je fais front, je suis unité nationale… je suis Front National

    La France quoi ! Le pays de la culture, des droits de l’homme, et du bon vivre en terrrasse. Celui des chtis à Marseille, de Vichy, et de la vinasse.
    Faut dire qu’on n’est pas aidés. Après 30 ans d’une gouvernance aveugle, de bassesses, de concessions molles et de petits profits, on ne sait plus trop où voter, ni à quoi ça sert de voter. On a pris cher, ces dernières années. On a cumulé quand même. Il y a eu Mitterrand, la force tranquille, ici et maintenant, on va changer le monde, on y a cru, et puis on a été déçus. Et Chirac ! Quelques belles envolées à la De Gaulle, mais quand même, volait pas bien haut. On a touché le fond avec le nain hystérique, Sarkozy, le meilleur ami de Kadhafi. Mais c’était sans compter sur notre sauveur à tous, DSK, le trousseur de domestiques, le fossoyeur de la Grèce. Maintenant on racle le fond, avec Hollande et Valls. On a les élites qu’on mérite, paraît-il. Sérieux ? Nan, j’ai pas mérité ça.

    Dans ma vie d’électrice, j’ai voté PS, parce que j’y ai cru, voté Besancenot pour contester, voté RPR, pour contrer le FN, je me suis abstenue, dégoutée, voté blanc pour signaler, voté nul pour faire chier, Mélanchon, pour essayer.

    Maintenant je fais quoi ?

     


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  • J'ai comme un poids,Comme une envie de vomir, comme une désespérance qui m'envahit.

    Je ne devrais pas être dans cet état-là, et peut être même que c'est pas totalement à cause de ce que je crois, que mon petit ego est bien plus grand que je ne le crois, mais depuis le 13, j'y arrive pas.

    Je n'ai pas été touché, personne de ma famille ou de mes amis ne l'a été, ce n'est qu'un massacre lointain comme il y en a tant, chaque jour, chaque matin. Mais celui-là, c'est pas pareil. Pourquoi il n'a pas le même impacte, je n'en sais rien. J'ai lu les posts de ceux qui s'insurgent contre les émois sélectifs, ben désolée les gars, ces morts m'ont fait plus mal que les autres. Peut être qu'ils étaient trop et trop proches, que les terroristes ne visaient personne donc tout le monde, que je n'ai pas pu, cette fois-ci, tourner la tête, regarder le ciel, et rire d'une mauvaise blague pour oublier, oublier que nous sommes tous si moches, si petits, si tristes. Oublier que la mort nous guette, que la mort est planquée derrière les rires juste avant le désespoir et la solitude et qu'elle me terrifie. Je ne suis qu'une petite égocentrique qui tombe de son château de cartes, mal bricolé, depuis trop longtemps mal rafistolé.

    Un goût dans la bouche de "à quoi bon" et de "pour quoi faire", un air de solitude dérisoire, d'isolement absurde, une sensation de froid, triste et immuable. Encore un petit je, un petit coup de moi, une indécence égotique face au grand tout. Sept cent millions de gens qui souffrent, et moi et moi, et moi.

    Comment dire, expliquer, ne serait-ce qu'à moi-même, cette intense sensation d'absurdité de la vie, mêlée parfaitement à la conscience de passer à côté, le tout englué dans un immobilisme sourd. Je devrais réagir. Dans les films, les gens réagissent. Ils se disent, j'ai frôlé la mort, la vie ne tient qu'à un fil, il faut faire ce que l'on a envie, faire ce que l'on doit, aimer, avant qu'il ne soit trop tard. Oui, je devrais réagir, mais je continue de me regarder soliloquer, sans que rien n'arrive. Pour être pitoyable jusqu'au bout, je crois que je pourrais me faire à l'idée que ma vie n'est rien d'autre qu'un organisme parmi d'autres, si je n'avais cette soif insatiable d'amour, si je n'étais pas ce puits sans fond, cette petite fille aux allumettes, petite Causette. Si j'étais capable de donner autant que je réclame, peut être pourrais je m’accommoder de cela, mais rien n'est assez, je ne compte que ce qui ne rentre pas. Je ne suis pas Causette, je suis banquière, je m'accroche à l'amour comme l'avare à sa cassette, et c'est douloureux, horriblement douloureux, tristement, égoïstement, pitoyablement douloureux.

    Et je n'en reviens pas, n'en reviens jamais de la bêtise des hommes. Hommes toujours prêts à donner des leçons au nom de l'amour de Dieu, l'amour de l'humanité, l'amour des siens. Hommes qui trompent, torturent, emprisonnent, tuent au nom de cet amour. Je n'en reviens pas d'être si humaine, consciente et impuissante.

    Je ne comprends pas pourquoi, ni comment, alors qu'on vient de subir une attaque terroriste, que les enfants ont remplacé les monstres du placard par des ombres noires armées de kalashs et de ceintures d'explosifs, que les morts ne sont pas encore en terre, que les cauchemars brûlent encore les paupières, comment, et pourquoi, le mot unité sonne comme manipulation, le mot souffrance comme business, sécurité comme oppression, dignité comme mensonge. Pourquoi ce qui pourrait nous unir nous divise, pourquoi cette idée même est suspecte, nauséabonde, raillée, dénoncée, conspuée. Pourquoi nous nous montrons du doigt quand on pourrait se prendre dans les bras. Et même sans embrasser des licornes à paillettes en buvant du lait de fleurs cultivées par des Bisounours, ni baiser en orgie gigantesque en la place publique à la chaleur d'un feu de joie, pourquoi on continue de faire semblant d'être plus, plus heureux, plus malheureux, plus riches, plus pauvre, PLUS que l'autre, qui n'est que notre reflet. Mais après tout, c'est peut-être pour ça qu'on le déteste.

    Je ne suis pas quelqu'un de super fort, mais je suis quelqu'un de solide. Je ne nage pas nue, au soleil, dans une immense piscine privée d'une villa de designer  sur la photo de facebook, je ne suis pas un prix Goncourt, ni une star internationale, je ne suis même pas sa sœur ni sa nièce. Je ne suis pas non plus une réfugiée Syrienne ni une rescapée du Darfour. Et j'en ai ma claque d'être obligée de  mugir et de pisser autour de mon territoire pour que l'on me respecte. Je ne supporte plus les regards condescendants parce que j'ai le malheur de ne pas prétendre être PLUS que tel ou tel. J'en ai raz le bol de devoir me battre, jouer des coudes, conspirer, pour cette pantomime absurde. Je suis fatiguée de ne pas être assez riche ou assez pauvre, de ne pas être assez végan, ou trop perchée, pas assez cool, un peu trop love, manquer de punch, trop envoyer, ni soumise, ni domina. J'en ai marre de ces barèmes, ces critères, ces concours de circonstances, ces premiers prix du hasard.

    Depuis ce 13 novembre, je n'arrive plus à me dire "aller", ça va passer, bois donc un coup. J'aurais juste besoin d'un gros câlin. Besoin de me réfugier au creux d'une réassurance. Besoin qu'on me raconte encore la belle histoire pour y croire à nouveau. Mais c'est moi qui raconte, moi qui rassure et qui protège. 

    Et j'ai comme un poids, comme une envie de vomir, comme une désespérance qui m'envahit. J'ai comme un souci de cohérence, une crise de foi.


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    Je vous présente la couverture glam du dernier Osez 20 histoires. Il débute par ma nouvelle, "Le temps des aveux", une passion pornographique qui se termine mal, comme touts les histoires d'amour. Je me suis beaucoup amusée à lier excitation sexuelle et faits-divers. Je ne vous en raconterai pas plus, à vous de découvrir, dans toutes les bonnes librairies et à La Musardine.


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  • Y a des fois où

    Nous me faisons grave chier !

    Oui, il y a des jours où j'arrive à saturation de la connerie humaine. Je sais pas si les sales connards ont des jours de sortie, ou si c'est la bouse qui fait déborder le vase, mais aujourd’hui, je vomis. Je vomis sur tout ce qui bouge.

    C'est pas que je me sente meilleure que les autres. J'ai mon lot de connerie que je me coltine tous les jours, merci. MAIS putain, s'agirait de faire un effort quand même. On fait pas un concours-là, ou j'ai raté quelque chose ?

    En me promenant hier sur le net (faut dire c'est pas raisonnable, quand on veut éviter la connerie) je tombe sur un truc que j'ai loupé le mois dernier. "Project Harpoon". C'est donc un groupe de personnes qui ont pris des photos sur le net, de peoples ou d'inconnus ronds, sans leur accord et qui les aminci sur photoshop. L’administrateur explique que les personnes rondes sont "égarées", qu'elles "doivent" maigrir pour correspondre aux critères de beauté de la société. Elles doivent ??? En quel honneur ???

    Hier, ou avant hier, je vois passer sur FB, qu'une jeune américaine a posté une photo de sa main avec du sang dessus, tenant sa cup. On peut s'interroger sur l’intérêt d'une telle photo, il n'est, en tout cas, pas moindre que n'importe quel selfie. Et qu'on ne vienne pas me dire que c'est moins dégueulasse ! Cette fille à reçu des menaces de mort ! Sérieux ?

    Aujourd'hui, une amie facebook raconte qu'un de ses collègues de bureau appelle l’ascenseur, dans le seul but de la retarder au boulot pour arriver avant elle. Pas fini, ou bien ?

    Une autre reçoit par la poste de façon anonyme, une coupure de journal sur laquelle figure une photo d'elle, avec en commentaire " Quelle horreur ! Un peu de décence." La personne en question est habillée tout à fait normalement sur la photo. Ne voyant pas bien ce qui lui était reproché, j'ai dû demander. Et bien, c'était son physique !!! Qui est indécent là ?

    Hey ! Les cons, on ne vous a pas dit quand vous étiez petit ? On ne critique pas la famille et pas le physique !

    Non mais sérieusement qu'est-ce que ça peut vous faire le physique des gens ? Ça a quel impact dans votre vie ? Vous avez la prunelle sensible, la "laideur" vous heurte ? Et votre connerie crasse, la vulgarité de votre âme, l'étroitesse de votre esprit, vous ne croyez pas que ça nous heurte ? Faites-vous une fixette sur vos goûts de chiotte si vous voulez, mais,

    FOUTEZ-NOUS LA PAIX !

    Et ces photos du bambin mort sur une plage ! Ah oui, tout le monde s’apitoie ! La photo est trop belle ! Ça faisait un petit bout de temps qu'on était plus Charlie, fallait un truc pour se remonter le sensatiomètre ! On en était à se pincer le nichon pour se tirer les larmes sur la chienne enterrée vivante, et bim bam boum, c'est la super cagnotte, on a une cargaison de minot échoué sur la plage. C'est pas le bonheur ça m'sieur dames ? Bon, les parents de ces mômes qui sont tout aussi morts, on s'en fout, parce que les parents, hein, c'est moche ! C'est que des sales immigrés qui viennent nous envahir. Alors que l'enfance morte en photo, ça a de la gueule ! C'est quand même de la super bonne cam pour se regarder pleurer ! On disait quoi déjà ? Ah oui ! On parlait de décence !

    Je sais bien que l'humanité, n'est pas toujours au top, qu'il y a des lieux et des époques où elle s'est illustrée en matière de honte intergalactique. Mais là, les gars, faudrait vous reprendre ! Y a pas d'excuse, on n'est pas au bord du gouffre, au fond du trou, au pied du mur ! Regardez-vous dans une glace, vous ne faites pas face à l'adversité ! ... À moins que


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