• Attention : Moquage !

     

    Les habitués de mon blog (3 personnes) connaissent les QALC, Questionnaires A La Con, où je m'interroge moi-même toute seule personnellement, en me posant des questions profondes qui ne méritent pas de réponse, auxquelles je m'empresse néanmoins de répliquer. Dans la même veine d'absurdité, j'ai décidé ce soir, d'inaugurer les DALC. Dialogue Avec Les Cons. Dialogues que je pioche sur mon fb où des cons en nombre, viennent m'emmerder en toute inconscience d'eux-même, se rêvant intellectuel ou comique de renom, philosophe, psychologues, politique,  mon essence , mon seul désir, mon tout, mon but etc...

    Cet article est le premier d'une longue série, je le crains,  c'est dingue comme il peut y avoir comme cons sur facebook. Oui, je sais on est toujours le con de quelqu'un, et en l’occurrence ce soir, j'ai été la conne de Gaspard, le con monsieur qu'est venu me causer.

    Depuis que je parle de cul, j'ai, sur fb,  de nombreuses demandes d'amis, provenant de parfaits inconnu.e.s, qui ne daignent pas m'adresser un message, ni même m'ouvrir leur mur. J'imagine que je suis sensée les accepter, juste parce qu'ils le demandent. C'est sans compter que j'en ai rien à battre. Je poste donc régulièrement des messages informant mes lecteurs, que s'ils veulent me demander en ami, il doivent m'envoyer un message me disant qui ils sont, ce qu'il viennent faire là, et comment ils sont arrivés là. Ca me permet de :
    1) Faire le tri des demandeurs compulsifs d'amis et eviter d'envahir mon fil d'actu pour rien.
    2) Limiter l'accès aux débiles profond qui se croient autorisés à m'envoyer des photos de leur teub, ou des poèmes sur mes pieds, quand ils ne volent pas mes photos pour les mettre sur des groupes fétish.
    3) Faire des listes d'amis par centre d'intérêt, eh ouaï ! Il n'y a pas que le cul qui m'intéresse dans la vie.
    4) Genre me donner l'opportunité de faire des rencontres INTERESSANTES !!! Et sinon, ils peuvent toujours s'abonner à mes publications.
    5) Je fais ce que je veux, merde !

    Gaspard, donc, puisque j'ai décidé de l'appeler comme ça (je ne fais pas dans la délation ni l'humiliation publique, quoique ça me tente parfois) m'envoie une demande d'ami  ainsi qu'un message privé que je lis. Je vous copie colle le dialogue.

    Gaspard : Joli jeu de mots.
    
Le livre est encore plus captivant que le film (le cercle des poètes disparus)

    

Moi : bonjour, pouvez vous me dire à quoi vous faites référence ?



    Gaspard : A deux choses:

    1- votre pseudo
    
2- le film que vous avez aimé 
et en trois : bonjour



    Moi :  Très bien merci. Vous m'avez fait une demande d'ami et m'avez adressé un message pour le moins sibyllin en mp. Pure curiosité de ma part, avez vous lu sur mon mur les différents mots où j'explique ce que je veux lire sur le mp qui accompagne une demande d'ami ? Est ce visible et accessible ?


    Gaspard :  j'avoue n'avoir pas lu, (Bingo ! sinon tu saurais que les mp comme ça, me gonflent ! j'en ai rien a foutre, je ne sais pas qui t'es, et pourquoi est ce que ça m'intéresserait de le savoir, hein ?) c'est juste le jeu de mots du pseudo, je vais donc lire et vous répondre,
    minute, je reviens. (Jusqu'ici tout va bien. Pas de quoi fouetter son chat.)
    j'ai trouvé mais je n'ai pas encore commencé à lire, et pour cause 
j'ai le devoir (le devoir ? comme il y va lui !) de répondre à ton (tien ! on passe au tutoiement, comme ça direct !) attaque envers moi
. (quelle attaque ?) Ta petite liste de demande d'ami
, tu l'as faite hier à 18H42, (je n'ai faite aucune liste de demande d'ami... et encore moins petite, je ne fais pas de peites choses moi, monsieur !) comme c'est indiqué 
et je t'ai envoyé ma demande accompagnée de mes mots sybillins (uh ! l'a pas aimé le mot) avant ta publication. 
Si j'avais su j'aurais acheté un cerveau (bonne idée, oui) avant de faire ma demande accompagnée de mes mots sybillins. (hey! calme toi, c'est pas une insulte) 
Maintenant, je vais lire ta petite liste de demande d'ami, minute, je reviens
. (ok, il doit vouloir parler de mon post qui concerne les demandes d'amis, hé bé ! ! On dirait qu'il est fâché le Gaspard. Et c'est pas parce qu'il n'est pas paranoïaque que tout le monde n'est pas après lui)


    Nous ne nous connaissons pas, si ce n'est ici, sur facebook (Sur fb non plus on ne se connait pas mon gars. Py va falloir que tu calmes ta joie si tu veux que ça arrive !) 
la motivation?  (oui, pourquoi veux tu être mon ami ?) Le jeu de mots de ton pseudo, et le cercle des poêtes disparus, avec un brin de curiosité
 pour la présentation? (la présentation de qui ? l'es est pas allé voir la mienne en tout cas.) J'attends au moins que tu lises ce que j'ai écrit, et je le ferais, certainement, héhé 
PS: je viens d'annuler ma demande en ami. (Mais le gaspard il "attend au moins" ce qu'il veut, je m'en fou ! C'est lui qui  frappe à ma porte !)

    

Moi : bien.
    Bonne fin de journée à vous (Il veut quoi le Gaspard ? Est ce que je lui demande pourquoi il s’énerve ou...)

    Gaspard : je la reformulerais lorsque j'aurais ton acceptation (mon acceptation a quoi ?)
    bien pour l'annulagtion?
 riressssssssssssssssss 
annulation**
je me présente ou pas??????

    Ode, (A.U.D.E. c'est comme le porc salut, c'est écrit dessus, bordel !) je peux être franc avec toi? (nan, vas t'en !)

    

Moi : C'est à vous de voir. C'est vous qui m'avez fait une demande d'ami. (Mais il est combien dans sa tête ? )

    Gaspard : je t'ai cité les motivations de ladite demande 
la curiosité n'est elle pas mère de toutes les découvertes? (donc mon pseudo lui plait, il aime lui aussi un vieux film, et hop on est amis. Et au prochain like, on couche ensemble ?) Tu veux vraiment savoir la vraie motivation? (Ha ok ! ça, c'était pas la vraie motivation. Je suis tres tres curieuse !!! Qu'est ce que ça pourrait bien être ???) 
****, 46 ans, je vis entre *** et *** 
voilà, je me suis présenté 
et tu veux connaitre la vraie motivation ou non?
 ( Il se fou de ma gueule, ou il est  débile profond ? Est ce que je veux sa vraie motivation, la vraie de vraie de vraie ? Ben, enfin, je sais plus trop là. Est ce que j'ai vraiment envie de savoir pourquoi Gaspard se paie un trip sur ma messagerie ?)
    et tu viens de changer tes paramètres, tu n'acceptes plus d'invitations 
(ha bon ?) comme quoi, on ne dit jamais la vérité (qui on ?), héhé
 allez, à un de ces 4 (Bonne idée ! A un de ces 4 jeudis, hein, tant qu'a faire, parce que là... c'est comme qui dirait que ça devient un peu lourdingue.)


    j'ai beaucoup de mal à croire que tu as l'âme artiste, ça ne colle pas avec ton personnage (haha ! mdr! Ce qu'il est bête ! Il me parle de mon âme maintenant ! Comme s'il y avait une âme pour les artistes, une âme pour les boulanger... Une âme pour les blaireau peut être ?)
    


Moi : 1) je n'ai rien changé du tout.
    2) Je ne vous connais effectivement pas, ni sur fb ni ailleurs (échanger 3 mots n'est jamais connaitre) et rien de ce que vous me proposez me donne envie de le faire.
    3) Ce que vous croyez de moi ne regarde que vous.
    4) Si les gens qui disent du mal de moi savaient ce que je pense d'eux, ils en diraient beaucoup plus. ;)
    
Bonne soirée.



    Gaspard : 4 c'est une citation de Clémenceau, je crois ou de Shaw
    ou quelqu'un d'autre (ha ben oui, c'est quelqu'un qui l'a dit, ça c'est sure ! Et pourquoi pas Harry Potter, hein ?)
    mais pas de toi (nan, effectivement ! bien trouvé !)
    lorsque tu cites quelqu'un tu devrait donner son nom, héhé
    Pour une artiste, c'est du plagiat, tsssss (même quand on a pas une âme d'artiste, c'est du vol. "Plagiat" Emprunter à un ouvrage original, et à son auteur, des éléments dont on s'attribue abusivement la paternité en les reproduisant, avec plus ou moins de fidélité, dans une œuvre que l'on présente comme personnelle. c'est gentil Gaspard, mais je n'ai pas la folie de croire que nos échanges sont une œuvre.)
    ma vraie motivation étant d'apprendre la langue française, je suis nul, ha! (ok ! alors pour demander des cours de français gratos en ligne, Gaspard commence par faire chier les gens  ! L'est bon. Et ça marche ? Na... ben na !)
    alors madame sait tout (hé bing ! ça, je suppose que c'est une flatterie pour m'encourager à prendre de mon temps pour le pauvre immigré qui a besoin de cours de français. Français qui à part quelques fautes semble assez bien maitrisé)
    tiens, madame sait tout, ça donne MST (ça , ça doit être le trait d'humour qui fait craquer les filles)
    haha (bingo ! ... Nana mais non ! je suis naïve ! c'était une insulte voilée ! Il me traite de MST ! oh la la je suis vexée ! Ca fait maaaaaal !)
     
    Moi : C'est de Sacha Guitry et je ne crois pas avoir à me justifier auprès de vous. Je site qui je veux, si je veux, sans nommer mes sources, si j'en ai envie dans une conversation privée. Aucune loi ne m'y oblige et je ne crois pas que les ayants droit ni l'académie française viendront me chercher des poux .

    Gaspard : te justifier? non, du tout (Merci , oh mais merci !!! C'est tellement généreux de sa part ! je suis touchée, vraiment !)


    Moi : Vous avez 46 ans dites vous ? Votre comportement à mon égard trahit une grande immaturité. C'est conscient ?

    Gaspard : c'est que je suà mes heures perduesis con (ok, alors surtout, Le Gaspard ne se relit pas et ne se corrige surtout pas, au cas où je comprendrais du premier coup, ce serait dommage !)
    sourire (je sais pas vous, mais moi, les "rire" "sourire" ou autre  du genre me sortent par les trous de nez ! "Clin d'oeil langue sortie". "Bouche grande ouverte découvrant les dents, yeux hagards")
    et mes heures perdues sont innombrables (il n'y a pas que les heures qui soient perdues... Et il faut que je vous dise un truc ouf super secret, que j'ai jamais dit avant: JE M'EN FOU !)


    Moi : Cet échange ne m'intéressant pas, je vous souhaite le bonsoir.

    Gaspard : aide moi, tu veux. (demande ou ordre ?)
    ? (impatience ?)
    Je veux apprendre la langue française (je n'en crois évidemment pas un mot, mais même si c'était vrai, je le répète, en quoi ça me concerne ? Je ne suis pas prof de français ! )

    Je l'ai bloqué le Gaspard, j'allais pas y passer la soirée non plus.

    Comme disait Audiart, Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait.

     


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  • Pub

    Une fois n'est pas coutume, mais là, c'est spécial et puis ça vaut le coup.

    Sur le blog de Stéphie de Mille et une Frasques,

    Price Minister vous fait gagner une liseuse Kobo.


    Pour ça, c'est pas compliqué, il suffit d'aller  et de faire tout bien ce qu'elle dit.

    Croisons les doigts, une liseuse, c'est cool !


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  • Mad Max Fury road etc

     

    Ok, j'ai deux cents ans de retard, mais quand même. Que tous ceux qui n'ont pas vu le film, lisent cet article et que les autres aussi.

    Bon, j'avais vachement envie de voir ce film et ce n'est pas la polémique autour du féminisme qui aurait pu y changer quoi que ce soit. Les Mad Max originaux, et ce cher Mel Gibson, restent chers à mes émois de jeune fille. Comme je ne suis pas du genre nostalgique, ni puriste casse ovaire, j'étais curieuse de voir ce que ça pouvait donner tant d'années après. Et bien j'ai vu. J'aurais pu ne pas voir, au moins j'aurais gardé l'excitation du désir et ce brin de regret qui rend tout meilleur. Là j'ai vu et pendant deux heures, je n'ai presque pas cessé de soupirer, de lever les yeux au ciel et de râler, tellement que non, vraiment, à ce point là, c'est grave.

    Pour en finir tout de suite avec cette histoire de féminisme, je ne sais même pas quel.le con.ne a eu cette idée, je ne sais pas ce qu'il.elle avait fumé ou bu ce jour là, mais à mon avis c'était du costaud. Car de féminisme, pas une trace, même infime.

    En gros leur monde est une tyrannie patriarcale (c'est comme à la maison, c'est les couilles qui commandent, mais là en mode très très méchant). Tout le monde il est esclave. Une femme a décidé de se tirer, elle emporte avec elle un groupe de femmes (les reproductrices) qu'en ont leur claque de se faire violer et de pondre des rejetons à la chaine. Du coup, Papa grognon le super méchant, leur court après. Mad Max, est emporté dans ce truc malgré lui. La femme qui s'enfuie retourne dans sa famille, mais quand le groupe arrive à destination. Il ne reste de son bled natal et super beau l'oasis de leurs rêves, qu'une bande de très vieilles femmes très décaties. Y a plus de prairie, c'est foutu. Furioza, puisque c'est son nom, est très triste, du coup, elle se met a genoux en regardant le ciel et crie très fort en ouvrant les bras. (il est peut être là le féminisme, parce que d'habitude c'est un mec qui fait ça, mais j'ai un doute) Ensuite, elles décident de continuer leur route et Mad Max de rester the poor lonesome cowboy et de go away from il sait plus trop où puisqu'il a perdu la boule. Mais Mad Max (comme d'hab, c'est au chapitre 8 du scénario parfait) le héro donc, se dit que en fait non il ne peut pas les laisser tomber et rejoint les gonzesses. Mais comme il est plus fort plus intelligent etc, puisque c'est un homme, il leur dit ce qu'elles doivent faire, leur idée c'est de la merde, c'est lui qui a la plus grosse quequette, pardon meilleure idée et tout le monde dit ah ouais trop bien. Ils font donc demi tour, pour revenir sur leurs pas et retourner au point de départ. Là, course poursuite pendant l'autre moitié du film. ça tombe bien, parce que la première moitié, c'était déjà une course poursuite. C'est pas redondant, pas du tout. Donc 5 vieilles, 5 mannequins, un guerrier en pleine crise d'ado, une manchotte super balaise, et un malade mental, dans un camion, vont faire face à 3 armées de guerriers, une centaine de véhicules lourdement armés, et  vont réussir à retourner à la citadelle et faire renaitre un monde futur, ils auront beaucoup d'enfant etc.

    En dehors de ce pitch complètement débile, où est le féminisme ? Dans le fait qu'il y ait une héroïne ? malgré le fait que sans les 2 testostéronés décérébrés, et c'est dit dans les dialogues, elles n'y seraient jamais arrivées ? Ce film est au moins aussi féministe que Mort ou vif, avec Sharon Stone en espèce de Calamity Jane intrépide et anecdotique ou que Mr et Mrs Jones, avec Angelina trop belle et Brad à tomber. C'était vraiment pour faire du buzz, faire parler du film, et pousser les gens à le consommer.

    En dehors de ça, pff, grosse fatigue : En vrac, tout ce qui m'a lourdement gavé. La liste de clichés est longue :

    Le vilain méchant est le fils de Dark Vador, et de Bane de The dark knight rises. Toutenplastique.

    Les "reproductrices" qui sont censées avoir mis des enfants au monde, sont filiformes, celles qui sont enceintes n'ont pas de seins et semblent tout droit sorties de la pub de "Pulco citronade". Ridicule.

    Furioza avec sont faux bras est la fille de Luc skywalker. Elle se maquille trop bien avec du camboui et se démaquille par enchantement plusieurs fois dans le film.

    Le baltringue avec sa guitare heavy métal qui crache le feu est tout juste ridicule.

    Les effets spéciaux sont en cartons on voit trop la 3d. C'est grave avec les moyens qu'ils avaient.

    Les courses des motos dans le désert c'est un mix entre le Paris Dakar et n'importe quelle exhib' de motocross. Trop cheap.

    A un moment on se serait cru  sur tatooine dans star wars, au moment où ils croisent un humain sur perches. N'importe quoi, qu'est ce que c'est que cette idée à la con !

    Quand Mad Max fuit dans la citadelle, on se croirait dans Indiana Jones et le temple maudit.

    Les batailles pendant la loonnnnnnnnnnnnnnngue course poursuite, se ressemblent toutes. Ils passent leur temps à envoyer des lances explosives. Ouais, rien de ça de la sagaie de compet, tu lances et puis ça pète. Encore mieux que des lances roquettes ou des bazookas. C'est d'une part pas crédible deux seconde, et au bout de 264, t'en as un peu ras le cul.

    Dans les souvenirs fantômes de Mad Max, tu as le bushman de service qui lui gueule dessus, tu ne sais pas pourquoi il est là.

    Il n'y a rien de neuf, rien de moderne ni de surprenant.  Ce n'est pas haletant, c'est long. Et cette fin qui n'en est pas une, dans le genre on se laisse une porte de sortie pour faire le Mad Max le retour, Furioza fait des bébés.

    Et le coup du regard au loin, du signe de tête viril pour se dire au revoir entre Mad Max et Furioza, ça aussi, en mode cliché en béton armé, c'est du lourd.

    Ce film est un pot tout pourri de tout ce qui s'est déjà fait et ne réussi pas une seconde à inventer quoi que ce soit. Qu'on ne me dise pas que c'est un hommage rendu aux classiques du genre, si c'est ça c'est mal fait, ça ressemble plutôt à un plagiat maladroit, voire même négligeant.

    Bref, si vous ne l'avez pas vu, gardez vos illusions, n'y allez pas. Et puis maintenant c'est trop tard je vous ai spoilé grave.

     

     


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  • Ce soir il y a longtempsJe sens bien, aujourd’hui, que je suis dans un état émotionnel particulier. C’est à dire que je suis plus sensible, plus fragile que d’habitude. Depuis deux ans, c’est comme si je me remémorais de vieux souvenirs et que je constatais par bribes que j’avais régressé. Je ne sais pas si c’est une régression en fait, c’est peu être une chance.

    Oui, aujourd’hui, je suis fragile, sensible. J’ai très peur. Je me dis, un peu pour me rassurer, que c’est certainement bon signe. Que c’est la peur de lâcher la branche qui me rattache à mon passé, que si j’ose le faire, ce n’est pas le précipice qui m’ouvrira ses bras, mais ma propre sérénité. Cependant, je ne lâche pas.

    De quoi ai je peur ? Je ne sais plus. Je ne sais plus si mes réponses sont encore justes. Je ne sais pas si je n’y réponds pas par habitude, parce que je connais les mécanismes, que je peux faire le compte avec ces réponses là. Je ne sais pas si ce sont les bonnes. Je doute de plus en plus.

    Je me relis et je vois que j’ai fais une faute de frappe. J’ai écrit « peur de qui » au lieu de « peur de quoi ». Je me corrige et je repense forcément à mon père, ce vieux croquemitaine. Ai-je vraiment encore peur de lui ? Est ce que je ne pense pas à lui par habitude plutôt ? Le méchant ça a toujours été lui, il n’a pas volé son titre. Avec le temps, il est peut être devenu l’incarnation de toutes mes peurs. Il est probable, possible, que ma peur la plus grande, soit de ne plus avoir peur de lui. Il faut peut être que j’arrive à me dire, toute seule, ça y est, c’est fini, tu es en sécurité, c’est fini, la…, la… Tout va bien. C’est fini. Je suis en sécurité. Tout va bien.

    Je pleure en silence en écrivant ces mots, je ne sais pas vraiment si je me sens libérée. Je pleure en silence pour ne pas alerter ma fille. Que lui dirais-je ? Que sa maman, peut être, pleure sur un passé qu’elle n’ose pas lâcher. Qu’elle n’ose pas croire que, ce soir, pour la première fois après tant d’années, elle accepte d’être à nu.  Débarrassée des ses oripeaux. Qu’elle ne sait pas si elle est soulagée ou triste. Qu’elle ne sait pas si elle pleure sur le temps perdu ou si elle rit de l’absurdité de la vie. Mieux vaut que je pleure en silence, je ne saurais que lui dire.

    Je voudrais que mes larmes coulent jusqu'à ce que l’abcès soit vidé, à sec. Mais peut être devrai-je rire. J’ai envie de crier, danser, boire à m’en rendre saoule, saoule à aimer n’importe quel frère ivrogne, moi qui ne bois pas.

    Je ne sais pas si je viens de comprendre, si le déclic a eu lieu, ou si c’est une crise et que demain, après demain, à la première difficulté, j’aurai oublié. Je ne comprends pas pourquoi, ce soir, je comprends mieux que n’importe quel soir, des choses que je sais depuis toujours. Je ne sais pas pourquoi ce soir je sais que je ne dois pas avoir peur. Pourquoi, soudain, je comprends que la vie, je la connais. J’ai déjà vécue tant de peines ! Il me semble si évident, maintenant que j’ai des difficultés et des facilités, des contradictions et des ambivalences, des points faibles et des forts aussi. Qu’autour de moi, il n’y a pas de grands prédateurs, juste des gens qui se débattent eux aussi avec leurs peurs. Alors bien sûr il y a les cons, les névrosés, les psychopathes, les méchants, les ceux sans morale, ni vergognes les salopards de première. Ceux qui ont du pouvoir, et les mesquins. Mais putain, depuis le temps, j’en ai appris sur eux. J’ai plus grand chose à craindre. Je sais les repérer, les fuir, ou m’en défendre. J’en croiserai encore dans ma vie, et s’ils me font mal, aucun ne pourra me détruire. Parce que je ne suis plus une enfant impuissante.

    Que va t il se passer demain ? Dans quel état d’esprit vais je exister dans le monde ? Vais je avancer, accrochée à mes inquiétudes comme à un bouclier ? Sera-ce encore une journée de quête de baumes, de soins, et de réassurance pour des plaies soignées depuis longtemps ? Je crois que c’est ça. Oui, et je crois au ça porte un nom, nan ? Quand on est guérît de quelque chose et que l’on se croit toujours malade, comme si le cerveau ne comprenait pas que la plaie est refermée, que le corps, se souvient tellement de sa souffrance, qu’il gémit encore alors que même la cicatrice s’est effacée. A l’instar du membre fantôme, il y aurait une plaie fantôme.

    Je peux lâcher mes béquilles. Je n’attends pas de miracle. La vie ne sera ni plus belle, plus brillante, ni plus facile, mais peut être serai-je plus légère sans mon équipement d’handicapée.

    Il s’est passé quelque chose ce soir, et il faudra que je m’y habitue. Je sens que mes épaules sont encore remontées, ma mâchoire crispée dans le vide, je crois, car je n’arrive pas encore à en être sure, que j’ai changé. Que ce changement, c’est de réaliser qu’il s’est fait il y a longtemps, mais que je ne pouvais y croire.

    Ça me fait penser  à une anecdote. J’étais enfant, je devais avoir 10 ans. Je rêvassais devant la télé quand une nouvelle m’a émue. Une magnifique jeune femme, aimée de tous, venait de décéder. A ton du présentateur, c’était un drame international. J’ai foncé devant la maison pour rejoindre ma mère qui parlait avec le voisin.

    - Maman ! Y a une dame qui est morte à la télé !

    - Qui ça ?

    - Marilyn Monroe !

    - Mais ça fait 15 ans ma chérie.

    Voilà, j’apprenais avec violence un scoop suranné. Comme aujourd’hui.

    Ça me fait sourire, je ne m’en sens pas désenchantée. C’est un peu dommage, peut être, mais mieux vaut tard que jamais. J’ai plus de tendresse que d’aigreur.

     

    Je ne sais pas si ce sont les haricots en boite que j’ai cuisiné de soir, mais la vache, je vais réessayer !


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  • Je vois à longueur de fb et de blog auteur, des qui font leur propre pub. Il y en a même qui s'excusent. Et moi de m'exclamer: "Mais pourquoi ? C'est normal, attends ! Et de réaliser dans la seconde, que je pourrais en faire autant. Ben ouais, on n'est jamais aussi bien servie que par soi-même. Alors ok, vous pourriez objecter que je ne suis pas objective et que je ne vais certainement pas dire que c'est de la merde. Et bien, vous vous auriez raison. Je ne suis pas objective, je ne suis jamais satisfaite de moi, et non, je ne dirai pas que c'est de la merde. Il y a des limites à l'auto flagellation. Et je n'interdit* à personne de me lire et de me chroniquer, surtout si c'est pour dire des trucs gentils. Je vais donc faire la pub  de deux super collections, et là je suis vraiment objective :

    * genre j'encourage, c'est un appel du pied.

    Oyez Oyez braves gens, lecteurs fidèles et infidèles, polylecteurs, libertins littéraires, fétichistes liseurs, ya deux super bouquins à se procurer que c'est vachement important pour se faire du bien et se faire du bien.

    Auto promotion,Dans ma main droite, Bas de soie et Dentelles de la Collection Paulette.

    Paulette c'est une sacré nana, joliment délurée, avec tout un tas de copines du même acabit.

    Celle dont je vous raconte l'aventure a un faible pour les parcs au printemps. Je vous en livre un extrait : "L'été sera chaud"

    "Nous sommes le 15 mai, le printemps commence à peine! Il fait doux mais il y a un vent à décorner tous les cocus de la terre. Je me fous d’avoir froid j’ai risqué la tenue légère. Je trottine sur mes talons vers mon parc préféré. D’ordinaire je suis plus raisonnable, aux beaux jours, je sors le décolleté, mais conserve les jeans. Cette année, l’hiver a été trop long, trop frustrant ! C’est simple, j’ai été parfaite. Sagement sanglée dans mes tailleurs en semaine, emmitouflée dans mes gros pulls le weekend. J’ai trop travaillé, me suis couchée trop tôt, n’ai pas assez vécu. Je n’en peux plus, il est temps que je renaisse à nouveau.

    Pour que les choses soient claires, je n’ai pas mis de culotte ce matin. Je n’ai qu’un porte-jarretelles en soie grège, des bas de soie naturelle, couleur havane, que j’ai payé une fortune, qui ne sont que sensualité et frissons sur ma peau. J’adore la sensation de la soie qui glisse sur ma jambe, la caresse chaude et subtile quand je les enfile. Je me sens femme, je me sens panthère. Le tissu de ma robe fleurie, légèrement transparent, laisse deviner l’aréole de mes seins, autour de mes tétons turgescents, et l’on peut aisément voir l’ombre de ma toison de jais. Légèrement vêtue, sautillante comme une jouvencelle, un doux sourire accroché aux lèvres, je n’en ai pas l’air mais… je suis une gourgandine, une vraie salope même."

     

    Auto promotion, Dans ma main gauche, le dernier Osez de La Musardine. Osez 20 histoires... De sexe en voyage.  Cet opus est chaud, très très chaud comme mes donzelles en vacances. Je vous en livre aussi un extrait, il n'y a pas de raison.

    "Camping sauvage"

    "Ce qu’il fait chaud ! Et dire qu’il y quelques heures elles grelottaient. Quelle idée aussi d’aller faire du camping dans l’ouest ! Quatre jours de pluie non-stop, quatre jours coincés sous la tente. Elles ont bien fait de venir dans le sud. Elles ont voyagé en stop et n’ont jamais attendu plus de cinq minutes. Faut dire qu’elles sont jolies !

    Alice la blonde, avec ses grands yeux bleus, son teint de lait, ses joues roses, son nez en trompette parsemé de petites tâches de rousseur. Elle est toute en douces rondeurs. Pauline est son contraire. Brune, le teint mat, des yeux noisettes, provocateurs, un petit nez, des petits seins pointus, des fesses de marbre. Un corps de danseuse. Quand on les voit, toutes les deux, la blonde et la brune, on se met à croire à la magie de Noël, même en plein juillet.

    "Pauline, ouvre doucement les yeux. A quelques centimètres, une goutte de sueur glisse doucement sur le sein généreux d’Alice. Pauline sourit. Doucement elle se redresse pour ne pas réveiller son amie de toujours, la complice de tous ses méfaits, tend sa langue et ramasse délicatement la goutte d’eau salée. A quatre pattes, elle ouvre en silence la fermeture éclair de la tente, et sort prudemment. Le paysage est éblouissant. La mer au loin scintille comme une robe de gala. Le bleu du ciel, intense, pèse sur sa poitrine menue. Elle remonte sa chevelure qu’elle attache négligemment avec un chouchou qu’elle porte toujours au poignet. Quelques mèches restent collées sur sa nuque fine. Dans cinq minutes elle sera bronzée, ce qui fera hurler de jalousie Alice, qui rougit mais ne bronze jamais."

    En plus, je suis super bien entourée, dans un cas comme dans l'autre. Faudra vous habituer à lire d'une seule main, ou alors vous trouver un pupitre, ou un(e) tourneur(euse) de page, que sais-je.  Amusez-vous bien, et racontez moi tout ça ensuite, j'attends vos commentaires. Si ça se trouve, ça me donnera des idées pour de nouvelles aventures.

     


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