• Se trouve-t-on un jour, se trouve-t-on jamais ?

    Je m’interroge sur la question. Je me dis souvent que j’aimerais connaître quelqu’un qui me fasse avancer. Une personne à qui me confier et saurait m’interroger pertinemment, mon mode de pensée, de réflexion, une personne qui me permettrait de remettre en cause mon point de vue, de l’éprouver différemment, et ainsi, continuer a progresser. Evidemment, avec l’âge, une personne comme celle là devient difficile à trouver, d’autant plus quand, comme moi, on a passé des heures sur un canapé de psy, et en introspection plus ou moins sauvage, qu’on a lu des tonnes de choses sur « les questions » et que, sans cesse, on cherches les réponses comme le saint graal. Peu partagent mon obsession. D’ailleurs, quand on se cherche, cessons nous de chercher ? Bien avant d’avoir trouvé le bonheur, c’est certain. Du reste qui cherche le bonheur en soi ? Y a t’il un âge où la quête de soi est tolérée, quel est l’âge à partir duquel il ne l’est plus ? Est-ce un puis sans fond, un voyage sans retour ? Et puis, cherchons nous le bonheur ? Qu’est ce que le bonheur ? Je brûle bien vite les étapes et pose trop de question.

     

    Quand on se cherche soi même, se trouve t’on un jour ? Est-il un instant, un matin, dans une journée, ou au creux d’une nuit, où l’on se dit « Ah ! Me voilà ! Je me suis enfin trouvé ! » Est-il un instant où la quête s’achève ou, bien au contraire, sur notre lit de mort, vieillard édenté, les questions sur la vie interrogent la mort elle même ?

    Est ce une question de nature, de maturité, d’équilibre ? Suis-je petite fille perdue, névrosée incurable, seulement faite ainsi ? Dois je culpabiliser, avoir honte ou m’en réjouir ? Trouverai je un ami ou dois-je chercher un psy ?

     

    Il est étrange qu’au jeu des questions je sois toujours perdante. Si j’en débusque une, voilà qu’immédiatement, d’autres sortent de toutes part et je finis immanquablement par crouler sous le nombre.

    Las de mes sempiternelles prises de chou, je me suis bien souvent dit qu’il était inutile de se poser des question sans réponse. Evidemment, mais y a t-il vraiment des questions sans réponse, je veux dire éternellement sans réponses ? Dans le cas contraire, ce n’est qu’une question de temps. Il faut donc préciser la réponse. Il est inutile de se poser une question dont on n’a pas la réponse. Mais quel est l’intérêt de se poser une question si on a la réponse ? Ou alors, il est inutile de se poser une question dont on ne peut trouver la réponse. Dans ce cas, comment savoir qu’on ne trouvera pas la réponse avant de se poser la question. Blabla bla, les filles, bla bla bla. Il est toujours utile de se poser des questions, le tout est d’être patient, il faudra peut-être se la poser souvent avant de trouver la réponse. Il doit même y avoir des réponses intermédiaires, ou bien encore des réponses changeantes. 

     

    Et si je reviens à ma première question, « Se trouve t’on un jour, se trouve t’on jamais ? » Je pourrai y répondre quand je me serai trouvée, si je me trouve un jour, sans me perdre de nouveau.

     

     

    Sur ce, je retourne à une vie normale.


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  • Commentaires

    1
    Agnès
    Mardi 19 Avril 2011 à 21:37
    Agnès
    c'est quoi "une vie normale" ?
    2
    Orium
    Mardi 19 Avril 2011 à 21:37
    Orium
    Qu'est ce que la normalité ?
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