• L'AbsentBlotti dans mon lit, embarrassée de ma couette et de mes coussin, au chaud dans ma douce et triste solitude, je flâne fenêtre ouverte sur le monde au delà de Fb. Ma main se pose dans l’échancrure de mon sweat semi ouvert. La bretelle de ma nuisette vient de glisser, ma main la poursuit et s'égare avant de la retrouver.

    La douceur de ma peau sous mes doigts me rappelle que j'ai un corps. Immédiatement je le vois, je le sens, cet homme absent, l'homme rêvé contre qui me frotter. Le mec assez fort pour encaisser mes coups de tête, assez doux pour ne pas se laisser impressionner, assez dur pour y résister, assez grand pour ne pas la ramener. Le mec de mes rêves, ma complétude, l'indépendant attentionné, l'intellectuel détaché au corps âpre et doux.

    Je le hume au creux du cou, le lèche à la pointe de la clavicule, le pénètre en plein cœur. Et qu'il ne me fasse pas faux bond !

    Mon front contre sa poitrine, je force l'entrée. Qu'il m'ouvre les bras, m'entoure, me presse, m'écrase, me coupe le souffle. Qu'il me griffe de sa barbe ! Qu'il m’emprisonne le visage dans ses deux grandes paluches, si puissantes que je n'y peux rien, qu'il me désarme et dépose, léger, sa tendresse, sur mes paupières closes de rage.

    Qu'il mange mes lèvres quand je lui dévore la langue. Qu'il tire sur mes cheveux trop courts à me les rallonger, avant que mes dents se plantent sur son sein. Ma tignasse sera longue quand ma peine se sera tari, mais il n'aura ni cédé, ni pleuré, ni failli.

    Nous nous battrons. Il me jettera à terre, je le giflerai, sans craindre ses larmes. Nous nous rendons coups pour coups, côte à côte contre ma folie, ma désespérance. A force d'amour cinglant et de sagesse, nous en viendront à bout. Chaque matin, il me mènera à mon écheveau, chaque soir pansera mes plaies.

    Si je mérite un tel homme, qui s’attacherait juste parce que c'est moi. Alors j’essaierai de m'aimer, car si un tel homme m'aime, il me faudra le respecter assez pour  me respecter moi.

    En attendant, je vais rêver que je ne rêve pas et tacher d'être cet homme pour moi.

     

    Photo: Olivier Goirand

    Cia: HURyCAN
    Facebook

    Je vous conseille de cliquer sur les liens. C'est magnifique.


    2 commentaires
  •  

    Je vous présente la couverture glam du dernier Osez 20 histoires. Il débute par ma nouvelle, "Le temps des aveux", une passion pornographique qui se termine mal, comme touts les histoires d'amour. Je me suis beaucoup amusée à lier excitation sexuelle et faits-divers. Je ne vous en raconterai pas plus, à vous de découvrir, dans toutes les bonnes librairies et à La Musardine.


    votre commentaire
  • L'EpreuveJe viens de voir "L’Épreuve" de Erik Poppe, un film norvégien, avec Juliette Binoche et Nikolaj Coster-Waldau (le mégabeaugosse de Game of Throne, Jaime Lannister).

    La première chose qui me vient à propos de ce film, c'est qu'il est intelligent.

    C'est l'histoire de Rebecca une photographe de guerre de renommée internationale.  Elle est blessée pendant une de ses missions. Elle rentre chez elle en Irlande, retrouve sa famille qui n'en peut plus de l’angoisse de sa mort, la crainte du coup de fil qui leur apprendra son décès.  Ce film raconte l'histoire de cette famille qui s'aime, de celui qui part, celui qui reste. Accepter l'autre dans tout ce qu'il est, jusqu'où ? Être fidèle à soi même, à quel prix ?  On comprend chaque personnage, on les aime tous. On ne peut pas prendre parti, ce n'est pas si simple. Il n'y a pas de méchant dans ce film, ce n'est pas un film américain.  

    La deuxième chose qui me vient, c'est que ce film est sensible. Aucun jugement, aucune conclusion facile, personne n'est enfermée dans une boite, ni de genre, ni de rôle.

    La troisième chose, c'est qu'il est absolument esthétique. Les images sont soignées, la photo est magnifique.

    Juliette Binoche y est extraordinaire de simplicité et de force, je veux épouser Nikolaj Coster-Waldau.

    Je vous conseil d'y aller, vraiment ! Emportez un paquet de mouchoir, vous pleurerez surement, c'est vraiment bouleversant. Mais quand on sort de là, on se sent bien, parce que c'est un film vrai qui pose de bonnes questions et se garde bien de dire ce que l'on doit penser.

     


    2 commentaires
  • NynphomaniacVous n'en avez rien à foutre parce que vous avez tous vu ce film il y a des lustres, mais pas moi. Je viens juste d'y passer ma soirée. Les deux opus l'un derrière l'autre, en VF, malheureusement, et ça doit jouer un rôle important dans l'effet que ce film a produit sur moi. Je ne parlerai donc pas du jeu des acteurs.

    J'avais entendu des critiques déçues, mais je restais motivée. J'ai la  version courte, mais ce n'est pas une heure trente de plus, sur un film de quatre heures qui pourraient sauver quoi que ce soit, s'il y avait quelque chose à sauver.

    Je me suis donc installée avec appétit et curiosité mais :

    Pendant les films, j'ai souris deux fois, me suis endormie une fois, ai soupiré un nombre incalculable. Pourtant, j'ai regardé jusqu'au bout. Il a quelque chose qui hypnotise. J'ai ressenti la même sensation que devant certains film de série Z. Une sorte de fascination pour le néant.

    Lars Von Trier enfile les clichés comme on enfile les perles, et le film est long... long ... long...

    Il commence très lentement avec des plans redondants, totalement inutiles. Scène d'ouverture, plan interminable dans le noir, avec des "bruits". Puis on nous montre l'origine de ces bruits, un a un, sauf qu'on en a rien à foutre, aucun intérêt pour l'histoire. C'est une scène qui plante le décors, ça dit très clairement : "ATTENTION : vous allez vous faire chier !"

    De la tragédie familiale avec le gentil père et la mère "salope glaciale"(sic), en passant par l’assujettissement absolu des mecs à leur queue et un regard sur l'addiction sexuelle particulièrement anecdotique. Le réalisateur nous assomme en faisant dire à Joe (personnage principal) "hypocrisie est celui qui résume le mieux le genre humain”“nous sommes tous nés pour tuer”, bla bla bla. Les êtres humains, tous des méchants. Avec ça on va aller loin.

    Il nous afflige aussi d'un point de vu très "colonialiste" du bon blanc banania sur les africains avec une scène risible de deux noirs en érection,  se disputant la répartition des trous de Joe plutôt que de la baiser. (sont tellement cons ces noirs)

    On a droit à un "Maitre" SM du même acabit que ce foutu Grey et ses 50 nuances trop jeune, trop beau, trop cool, trop kawaï, le tout assaisonné de leçons d'histoire douteuses, données par un vieil asexuel, qui se prend pour un psy. Et cerise sur le gâteau, une scène finale des plus pitoyable, à la fois clichée et incohérente. Voilà pour l’écriture scénario et personnages.

    Le montage est ennuyeux, l'image, les décors, les comédiens sont moches, bref un film de misanthrope immature.

    Ouep, le film m'a déçu. Mais je ne suis pas étonnée, Lars Von Trier m'emmerde en général.


    1 commentaire
  • Je viens de découvrir ce soir,  "Les petits bonhommes allumettes" de Jacques Martel.

    Les petits bonhommes d'attachement

    C'est un exercice qui est censé vous permettre de vous détacher d'une personne. Contrairement au gourou Mamadou N'kofifinono qui vous promet le retour de l'être aimé, cet exercice vous promet le contraire. 

    Ben oui ! On prt du principe que l’attachement n'est pas de l’amour mais une sorte de contrôle de l’autre, une main mise sur l'objet de notre amour. Les liens d'attachement, conscients ou inconscients, sont ceux par exemple, qui vous poussent, parfois malgré vous, à vouloir garder une personne pour vous, même si vous savez que cela vous rendra malheureux tous les deux, même si vous savez que c'est idiot et que ça n'a pas de sens. C'est ce qui vous fait pleurer, hurler, frapper, quand l'autre vous tourne le dos pour vivre sa vie. C'est ce qui vous empêche de vivre la votre, qui vous fait vous sentir seul, abandonné et sans valeur. Ca vous parle ?

    Alors que l'amour est inconditionnel, il vous permet de souhaiter le meilleur pour vous même et pour l'autre, permet de vous réjouir quand vous voyez l'autre s’éloigner vers son bonheur, qui vous fait sourire à l'avenir quand les pages se tournent, que vous marchez sereinement vers l'inconnu,voir avec enthousiasme, le cœur léger, avec l'assurance que vous allez certainement rencontrer encore des tas de gens formidables, puisque vous l'êtes vous aussi. (bon, ok, je brode un peu). Tout ça pour dire que couper les liens qui nous rattachent à une autre personne, c’est se donner plus de liberté, à soi-même comme à l’autre.

     Le principe est de dessiner les lignes d’attachement conscientes et inconscientes qui nous relient à  l'autre personne puis les couper.  L’inconscient enregistrerait plus efficacement ce qui est écrit ou dessiné.

    Pour faire votre cake de détachement, prenez feuille blanche, un stylo et des ciseaux , puis :

    1) Dessiner  un bonhomme allumette qui vous représente : tête, yeux, nez, sourire, corps, bras, jambes. Écrire son prénom en-dessous de son bonhomme avec l’initiale de son nom de famille.

    2) Dessiner une 2ème personne à côté : la personne avec laquelle nous éprouvons de la frustration, des attentes, de la colère, etc et dont nous voulons nous détacher. puis,idem ecrire son prénom et l'initiale de son nom.

    3) Tracer un soleil autour de son bonhomme pour symboliser que l’on souhaite ce qu’il y a de mieux pour soi.

    4) Tracer un soleil autour du 2ème bonhomme pour symboliser que l’on souhaite ce qu’il y a de mieux pour cette personne.

    5) Tracer un soleil autour des deux bonhommes pour symboliser que l’on souhaite ce qu’il y a de mieux pour les deux personnes de manière générale.

    6) Tracer les lignes d’attachement conscientes ou inconscientes entre les 2 bonhommes au niveau des différents centres d’énergie (chakras). 7 lignes qui relient les 7 chakras, soit, de bas en haut : chakra racine (sacrum), chakra sacré (nombril), chakra du plexus solaire, chakra cœur, chakra gorge, chakra du 3ème œil (entre les deux yeux) et chakra couronne (sommet du crâne).

    7) Avec les ciseaux, couper la feuille de papier au niveau des lignes d’attachement.

    L'affaire est dans le sac, ça devrait s'opérer tout seul, c'est l'inconscient qui fait le travail

    –  Couper les liens,n'est pas se couper de la personne. juste couper l’attachement, qui n’est pas de l’amour.

    – Faut pas souhaiter quoique ce soit de précis pour l'autre, la personne est grande, c'est a elle de souhaiter ce qu'elle veut pour elle même. Il suffit juste de souhaiter le meilleur, en laissant faire son inconscient.

    Les petits bonhommes d'attachement

    Voilà, J'ai essayé, je vous dirai dans ces prochains jours ce que ça donne. :)

     


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique