• Un jour, une horreur

    Un jour, une horreurJe ne sais pas si je vais réussir à écrire cet article. Je suis anéantie par l'horreur, au bord de la rupture. 

    L'affaire DSK déchire le voile sur l'état désastreux des mentalités. De l'acte barbare, aux commentaires pitoyables qui ont fleuri de toutes part, jusqu'à la conclusion du procureur qui instruit à charge et à charge. Comment dire qu'on ne peut prouver la culpabilité au delà du "doute raisonnable" quand il est établi que le "rapport sexuel" à été furtif (7 mins) et que  le rapport médical conclut: "Diagnostic: agression. Cause des blessures: agression. Viol."   

    Chaque jour, depuis le début de cette affaire j'apprend une infamie nouvelle. Infamies commises par des hommes mais aussi par la justice. Ce soir via Facebook, j'ai lu ça Une mère et ses deux enfants victimes de violences subissent un déni de justice scandaleux. En continuant ma lecture, je découvre ça : "L'affaire du siècle" : Le témoignage d'une mère voulant protéger son enfant de 2 ans 1/2 , est désignée coupable. Hier je lisais ça : Une Magistrate tuée, crime passionnel. Que l'on m'explique ce que la passion amoureuse vient faire là dedans. Naïvement je croyais que l'amour pousse à prendre soin de la personne aimée.  A moins que le "passionnel" suggère passion pour le pouvoir. Il y a quelques jours je découvrais, effarée, ça : 10 ans et demi et déjà la proie d'un missionnaire. Et puis encore ça : 3 pompiers de paris mis en examen pour viol d'une "adolescente" de 13 ans. J'ai deux filles de bientôt 13 ans. Ce sont deux petites filles, comment invoquer le consentement, c'est une ignominie. Lisez ces textes,  lisez-les jusqu'à la nausée, lisez-les jusqu'à la fureur, jusqu'à la révolte.

    Je n'en peux plus de ce monde barbare. Je n'en peux plus de ces violences commises contre des femmes et des enfants, cette conception de l'être objet. Il n'y a pas de consentement, il n'y a que des projections de fantasmes et de certitudes puisées  dans la vanité et la bêtise. C'est ici que ca se passe ici et maintenant. Dans notre pays, de nos jours, à notre porte, chez les riches, les éduqués, comme chez les pauvres en tout. 

    Chaque jour, 205 femmes sont violées en France. Je n'ai pas les chiffres des agressions sexuelles, du harcèlement, ni des agressions et viols sur mineurs, ce doit être inimaginable. Faisons un petit effort.

    Chaque matin quand vous vous levez, une femme est battue, quand vous prenez votre petit dej, un enfant est violé, quand vous passez sous la douche une femme meurt sous les coups de son conjoint, vous emmenez votre enfant à l'école et sans le savoir vous dites bonjour à un enfant qui porte sous son pull une trace de maltraitance. Au travail, à la machine à café vous rigolez avec une femme qui a été violée, et derrière la porte fermée de son bureau, une collègue pleure de rage ou de peur à cause du harcèlement qu'elle subie tous les jours depuis tant d'année.  Et ainsi de suite, ainsi de suite, ainsi de suite. 

    Il faut cesser de dire que ce n'est pas vrai, pas possible. Il faut cesser de rejeter ces victimes parce que ce qu'elles vivent est trop horrible à nos yeux et que nous ne voulons pas le voir. Il faut cesser de trouver des circonstances atténuantes à ces bourreaux qui sont une insulte pour les hommes, et à cette société une insulte au genre humain. Il faut cesser de trouver des excuses et des justifications à ces actes de barbares. Non, Valérie, 22 ans, ne s'est pas faite violée parce qu'elle portait une mini jupe tard le soir. Non, Benjamin, 4 ans, ne s'est pas fait sodomisé par son père, parce qu'il l'avait aguiché. Non, Cécile, 18 mois n'a pas ces brulures de cigarettes parce qu'elle est pénible. Non NON et NON !!!  

    STOP !!!!

    CELA SUFFIT !!!!!

     Mais alors, qu'est ce qu'on fait ?  On dénonce, on relaye, on témoigne, on porte plainte, on soutient la voisine qui vient pleurer, on va péter la gueule au connard, on dit à l'oncle Albert que s'il se permet encore une fois de regarder sa fille comme ça il finira eunuque, on rabat son caquet au petit ou gros merdeux qui fait une réflexion misogyne, et on cesse de croire que non, veut dire peut-être, que peut-être veut dire oui, et que oui est définitif, acquis à jamais.


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  • Commentaires

    1
    Mercredi 31 Août 2011 à 21:43

    Parfaitement en accord avec votre post.
    Indignez vous!!!


    En solidarité et en action surtout...


    Lucie SOS

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